mercredi 12 décembre 2007

Quizz

Comme ça, en vrac, pour voir si vous avez bien retenu ma leçon de "safari pour les nuls", si vous avez le sens de l'observation, ou encore si vous êtes abonné aux documentaires animaliers de Arte, quelques questions diverses et variées...

1. Est-ce éthiquement correct de taper des mains et de claquer les portes de la voiture pour faire envoler un aigle et pouvoir faire une photo bien plus intéressante que quand il est bêtement posé par terre ?


2. Combien de temps laissera-t-on Disney abuser de la naïveté des enfants en leur faisant croire dans le livre de la jungle que les éléphants en file indienne tiennent la queue de l'éléphant devant avec leur trompe ?



3. Qu'est-ce qui rapporte le plus de points, des éléphants devant le Kili, ou de simples zèbres devant le Kili mais une plus jolie photo?


4. ... et vaut-il mieux voir le Kili en entier (cf ci-dessus), ou ne voir que son sommet mais tout couvert de neige le lendemain matin ?





5. Sauras-tu reconnaître de quel type de gazelle il s'agit...









6. ...et où elle s'est cachée dans cette image ?







7. Et qu'est-ce qui vaut le plus, le guépard qui mange sa proie, mais devant 15 matatus, ou cette lionne qui ne fait rien, mais qu'on a repérée tous seuls ?



8. Sauras-tu reconnaître le rhino noir du rhino blanc ?


9. Et la giraffe massaï de la giraffe réticulée ?



10. Ne serait-il pas VRAIMENT temps que je me rachète des lunettes de soleil ? Celles-ci sont les dernières qui me restent, probablement des lunettes que j'ai eu gratos dans une station essence, rapport à ce que toutes les paires que j'ai, je les ai soit cassées, soit rayées, soit perdues... (pas de sarcasmes merci, oui je sais, c'est tout moi...)

Enfin pour terminer, quelques photos de la catégorie "cro meugnon" (désolée, je peux pas m'empêcher...) :




vendredi 16 novembre 2007

De l’utilité du GPS en safari…

…ou pourquoi promis, juré, craché, plus jamais je ne me moquerai de Lionel quand il prend son GPS pour partir en safari.

Bon, qu’on se mette tout de suite d’accord, notre GPS n’a rien de rien à voir avec ceux dont semblent maintenant être massivement équipées les voitures françaises. Le notre y’a pas de carte pré-enregistrée. Fais pas le gnou, faudrait d’abord que ça existe, une carte exacte et fiable du Kenya ! (Ceci est un message subliminal à M. Michelin, please, viens chez nous) Ensuite, je vois pas l’intérêt d’avoir un truc qui te dit « dans 300 m, prenez la sortie numéro 16 en direction de Provins » (oui Provins et non je ne dis pas ça au hasard mais j’avais une bonne raison d’y aller). C’est très pratique en France peut-être, mais au Kenya les sorties sont pas numérotées. D’ailleurs y’a pas de sorties d’autoroute rapport à ce qu’il y a pas d’autoroutes. Enfin bref.

Donc notre GPS d’aventurier, c’est un truc qui a un simple écran noir et blanc avec un petit bonhomme qui t’indique ta position absolue sur terre (longitude – latitude tout ça) par rapport à rien. Ensuite il enregistre le parcours que tu effectues et toi tu peux mémoriser des points où tu te trouves, genre la gate du Parc, le camping, le lodge, les lions (c’est toi qui voit, quoi), etc. Tu peux aussi sur la route enregistrer l’endroit où il faut bifurquer pour aller à tel ou tel endroit, rapport à ce que le panneau indicateur est rare sur les routes kenyanes. Bref, c’est utile quand tu vas dans un endroit paumé ou quoi.

Ça semblait moins évident pour notre safari du week-end dernier. On allait dans un Parc où on avait déjà été moultes fois, donc on connaissait la route par cœur et on savait qu’il était facile de se repérer sur les pistes bien indiquées d’Amboseli. Bref, j’ai imprudemment laissé fuser une remarque sarcastique en direction de Lionel comme quoi je le soupçonnais d’emporter le GPS juste pour en mettre plein les yeux à sa chef intérimaire qu’on emmenait avec nous, histoire de lui montrer qu’on était des vrais aventuriers et tout ça. Pour tout dire, il n’a pas tout à fait nié.

Seulement je l’avoue platement, j’ai ravalé mes sarcasmes sur le chemin du retour. On a voulu faire un dernier petit tour dans le Parc avant de repartir et on s’est aventuré sur une sympathique piste qui longeait un joli marécage parsemé de zèbres, gnous et autres éléphants. Sauf qu’au bout d’une heure alors qu’on pensait être sur le point de rejoindre la piste principale, ben la piste sur laquelle on était s’est chafouinement arrêtée, comme ça, au milieu de nulle part ! Enfin pas tout à fait nulle part, disons plutôt au milieu d’un pâturage sauvage pour troupeaux de zébus de Maasaïs.

On s’approche donc d’un gentil berger Maasaï à qui grâce à mes cours intensifs de swahili j’ai pu demander où était la route pour atteindre la gate. J’étais toute fière de constater qu’il me comprenait, puisqu’il m’a demandé « quelle gate exactement ? ». Malheureusement quand j’ai précisé la gate, le Maasai est parti dans une grande explication dont je n’ai pas compris un traitre mot. Pour ne pas le mettre mal à l’aise, ni briser l’aura que ma phrase en swahili m’avait conférée parmi mes compagnons de safari, j’ai enchaîné vite fait sur une question plus simple « Et elle est loin cette route ? ». Sur quoi le Maasaï a ricané bêtement en disant « Oui ».

Bon, on ne s’est pas laissé décourager, et on s’est dit qu’après tout, ce qui pouvait être loin à pied avec un troupeau de zébus pouvait être tout près en voiture. Sauf que c’était un peu hasardeux de s’aventurer n’importe où, surtout dans une zone marécageuse et sans savoir si on allait vraiment dans la bonne direction. Et c’est là qu’on s’est souvenu du GPS. D’un coup d’un seul, notre minable équipée de touristes paumés s’est transformé en une équipe de choc du Paris-Dakar avec Lionel aux commandes et moi dans le rôle de la co-pilote, lançant du « Vas-y on est sur la bonne trajectoire, un peu plus vers le Nord, c’est bon, la piste devrait être dans 3,8 km » (ben oui, si vous avez bien lu, la piste qu’on avait suivie à l’aller, le gentil GPS l’avait gardée en mémoire, on savait donc où la trouver).

Et hop, en 15 min, on était back on track, sauvés ! Et la chef intérimaire effectivement impressionnée par le sang froid et l’efficacité avec laquelle nous nous étions sortis de ce mauvais pas (hum hum). Bref, donc, plus jamais promisjurécraché je me moque des gens qui prennent leur GPS en week-end.

PS : deux messages en une semaine, j’espère que vous apprécierez l'effort...

mardi 13 novembre 2007

De la difficulté de rester Parisienne à Nairobi

J’inaugure ce jour mon premier post « modasse », comme on dit sur les blogs de filles que j’ai pris l’habitude de fréquenter pour m’offrir des petites pauses bien agréables pendant mes heures de boulot et qui commencent à me contaminer un peu je crois (ou je crains ? Bah je dois dire que les blogs de Violette et Alexiane me font vraiment rire et sont une bonne bouffée d’oxygène quand j’ai envie, par exemple et par hasard, d’assassiner quelqu’un au service financier, disons).

Bref, tout ça pour vous annoncer aujourd’hui que, parmi les difficultés auxquelles il faut faire face lorsque l’on vit en expatriation et plus particulièrement en Afrique, on ne pense pas assez souvent à celle de devoir vivre entouré de gens qui ne connaissent rien à la mode. Enfin à la Mode, celle de Paris, quoi ! J’ai remarqué ça avec une certaine acuité aujourd’hui lorsque, alors que je portais une très jolie petite chemise blanche LARGE (ben oui, oversized, comme c’est la mode à Paris, quoi) payée la peau des fesses au Comptoir des Cotonniers, l’une de mes collègues kényanes est venue me voir et m’a demandé l’air un peu gênée :

« Je peux te poser une question, tu vas pas le prendre mal ? »

« Euh… ouais vas-y » (oui je sais, je suis terriblement téméraire)

« Tu es enceinte ? »

« Laisse tomber Brenda, c’est la mode de Paris, tu peux pas comprendre »

Nan mais déjà quand on s’appelle Brenda on devrait pas avoir le droit de se la ramener, moi je dis ! A part ça je viens de me dire que j’avais eu raison l’an dernier de pas craquer et m’acheter un bermuda parce que j’aurais vraiment fait face à un complet mur d’incompréhension.

Voilà, bon, sinon j’ai bien fait un safari ce week-end mais j’ai eu un début de semaine un peu mouvementé, entre un barbouillage d’estomac (un autre inconvénient récurrent de l’Afrique) et des nouvelles familiales un peu tristounettes, donc j’étais pas trop d’humeur à télécharger les photos et me pencher là-dessus. Prochainement, donc.

PS : et non y’a pas de photo de la dite chemise pour accompagner le post, j’ai la flemme c’est comme ça, les vraies modasses comprendront de quoi je parle, les autres auront qu’à aller sur le site du Comptoir des Cotonniers.

PS2 : un post par mois, c’est une bonne moyenne, non ? Non ? Bon ok je vais faire un effort…

mardi 23 octobre 2007

Le Caire Express

J'avais réservé mon avion pour rentrer de France pour le samedi. L'avion d'Egypt Air arrive en effet à Nairobi le lendemain à 4h du mat, je voulais donc avoir une bonne journée devant moi pour pouvoir me reposer, ranger mes valises, dormir un peu et être en pleine forme le lundi pour reprendre le boulot.

Hum, bon, le destin en a décidé autrement. L'avion de Paris a eu la bonne idée de partir 2h en retard, du coup on est arrivé au Caire alors que l'avion pour Nairobi venait de décoller. Et le suivant était le lendemain à la même heure...

J'ai décidé de pas me laisser aller et de ne pas pleurer tout le dimanche sur mon pauvre sort dans ma chambre d'hôtel. J'ai donc pris mon courage a deux mains suis partie visiter les pyramides. D'où la photo ci-dessus qui à première vue ne colle pas trop dans le décor "ma vie au Kenya" ! Bref, ben oui tant qu'à faire je me suis fait la petite ballade à cheval dans les dunes autour des pyramides et ma foi c'était plutôt sympathique.

Le lendemain à Nairobi était franchement beaucoup moins sympathique. En plus les éléments se sont montés contre moi puisque la saison des pluies vient de commencer et que donc ma petite route habituelle pour aller au boulot dont je connais tous les nids de poule par coeur s'est agrémentée de plein de nouveaux trous m'obligeant à un degré de concentration dont j'étais difficilement capable vu le peu d'heures de sommeil que j'avais derrière moi... Ma voiture a pris cher. Et la semaine va être dure.

Voilà, j'en profite pour remercier tous les gens que j'ai vus en France pendant mon agréable, mais toujours trop court, passage chez vous. C'était difficile de revenir après deux semaines et demi aussi chouettes.

vendredi 21 septembre 2007

Et le président est…

Bon, oui je sais, j’ai pas beaucoup mis tout ça à jour ces derniers temps. Et puis j’ai des photos de quelques jours que j’ai passés à la plage dernièrement que je devrais mettre en ligne mais j’ai pas trouvé les temps cette semaine. Donc pour vous faire patienter je me suis dit que j’allais changer un peu de sujet (la plage et les safaris, ça devient un peu trop commun) pour vous parler des élections présidentielles kenyanes.

Les gens qui s’y connaissent vraiment en politique kenyane, passez votre chemin, vu que je serai volontairement expéditive et que je ferai des raccourcis honteux ! Ben sinon ce sera moins drôle…

Pour placer le contexte : en 1963 le Kenya devient indépendant. Il est dirigé pendant une quinzaine d’années par Jomo Kenyatta (la figure du libérateur bla bla bla), puis après sa mort pendant près de 25 ans par Daniel arap Moi. Jusqu’en 1990, c’est un régime de parti unique (genre il y a des élections avec un seul candidat qui gagne à 98% des voix histoire de pas dire 100%), puis le multipartisme est autorisé, mais pendant une bonne dizaine d’années l’opposition est dispersée et trop faible pour pouvoir gagner les élections.

En 2002 toutefois, l’opposition réussit à se rassembler dans une coalition, la National Rainbow Coalition (NARC), et son candidat, Mwai Kibaki, remporte les élections présidentielles. Il faut dire que d’un côté, Moi n’avait plus le droit de se présenter, la NARC n’avait donc pas LE président comme opposant[*]. Tandis que de l’autre côté, la moitié du parti d’opposition était composé… d’anciens membres du parti de Moi !

Oui, car c’est là l’une des belles particularités de la politique à la kenyane : on n’est pas dans un parti pour les idées (quelle idée !) mais parce qu’on pense que son candidat va gagner. Genre quand certains membres de la KANU, le parti de Moi, ont senti le vent tourner, ils sont allés prendre leur carte au parti d’en face. Et personne n’a été choqué. Les kenyans sont habitués à voir leurs hommes politiques virevolter d’un parti à l’autre et créer de nouveaux partis à tout va avec leurs « ennemis » de la veille.

Du coup aujourd’hui on arrive à la situation extrême et fort intéressante où le chef de l’opposition, celui qui a perdu les élections face à Kibaki il y a 5 ans, vient d’annoncer… qu’il ralliait le camp de Kibaki pour les prochaines élections ! Un peu comme si Ségo en 2012 annonçait qu’elle allait soutenir la candidature de Sarko. Les analystes politiques s’extasient devant cette situation sans précédent dans l’histoire des démocraties disent-ils. Moi je rigole bien.

L’autre paramètre à prendre en compte au Kenya est le fait que tu votes pour le type qui vient de ton ethnie. Donc aux prochaines élections, exemple, les Kikuyus voteront pour Kibaki et les Luos voteront pour Odinga. Et comme les Kikuyus sont plus nombreux, il y a de fortes chances que Kibaki soit réélu ! Facile, non ? D’autant que les gens colportent des histoires démentes, genre ce type sur la Côte qui nous a dit qu’il voterait pour Kibaki car si Odinga gagne (le Luo, si vous me suivez bien…), tous les Luos viendront s’installer sur la Côte (pour l’instant ils habitent plutôt du côté du Lac Victoria) et ils seront les seuls à avoir l’autorisation de pêcher.

Voillà, avec tout ça le plus étonnant je trouve c’est que les kenyans sont totalement passionnés par toutes ces histoires. Les journaux nationaux ne parlent que de ça : qui est passé dans le camp de qui ; de quelle ethnie vient machin qui vient de se rallier à trucmuche et comment cela pourrait l’aider à obtenir les voix de telle région ; etc. Et ils vendent leurs exemplaires comme des petits pains. Par contre me demandez pas le programme des trois candidats : sauver les pauvres et arrêter la corruption, ça s’arrête à peu près à de grandes déclarations de ce type.

Ils riraient bien s’ils voyaient le débat entre Sarko et Ségo où ça se balançait du chiffre et des noms d’économistes à tout va… En même temps, nous aussi on a bien rigolé ! Bref, l’un dans l’autre, est-ce vraiment pire ?


[*] Accessoirement, les mauvaises langues disent que Moi aurait pris quelques précautions, genre j’accepte que vous élisiez un président de l’opposition, mais à condition qu’il ne regarde pas de trop près les possessions immenses que j’ai acquises pendant mes années au pouvoir (naaaaan, pensez-vous !)

mardi 28 août 2007

Je vous aime !

Oui, je tiens à le dire, j'aime la fin des vacances, surtout quand moi je ne suis pas partie, et que tout à coup vous revenez tous et je sens que je vais être beaucoup moins seule toute la journée face à mon ordi. Et j'aime voir que les statistiques de visite de mon blog décollent un peu des deux visites par jour, dont une que c'est moi parce que j'ai toujours pas compris comment réussir à exclure mon propre traffic de mes stats...
Bon, ben oui, comme j'ai rien de bien neuf à raconter, je me suis dit que j'allais quand même envoyer un petit quelque chose. J'aurais aussi pu mettre des photos d'un autre week-end tranquille à Nairobi, mais il recommence à faire beau, donc je vais encore me faire insulter.

lundi 20 août 2007

Un week-end dans la boue n°2

Pour parfaire ma série “le Kenya sous la pluie”, je vous livre maintenant le récit de mon deuxième week-end boueux. Vendredi il y a 10 jours, je suis partie rejoindre Lionel et un couple d’amis à lui de passage par ici, Gwen et Fred, du côté des Aberdares. Un autre coin en altitude connu pour son niveau élevé de pluviométrie. Oui, je sais, après nous être embourbés deux fois le week-end précédent, c’était pas très malin. Bon, on va pas insister deux heures non plus ! On est des aventuriers ou on l’est pas, hein ???

Bref bref, je ne rentrerai pas dans les détails, car les images sont suffisamment parlantes. Ben oui, notre embourbage mythique a duré tellement longtemps cette fois-là que j’ai même eu le temps de filmer un petit bout ! Il faut savoir cependant que la situation était un peu plus inquiétante que la semaine d’avant. En effet, contrairement aux campagnes kenyanes qui sont pleines d’avides de sympathiques paysans kenyans qui, appâtés par la perspective d’arrondir leur fin de mois poussés par un esprit de fraternité sans borne n’hésitent pas à se plonger dans la boue jusqu’aux genoux pour vous tirer d’affaire, les Parcs Nationaux sont plutôt pleins d’éléphants qui sont pas trop du style à t’aider à pousser ta voiture alors que pourtant ça leur demanderait pas beaucoup d’efforts. Voire ils sont plutôt du style à t’embrocher avec leurs défenses si tu t’approches d’eux d’un peu trop près (oui je sais, je brise un mythe, mais on découvre en arrivant au Kenya que les éléphants africains sont bien loin de ressembler à Babar ou à Dumbo).

Enfin je vous rassure (tu parles, combien d’entre vous étaient déjà en train de se dire, un rire chafouin aux lèvres, qu’on avait très certainement passé la nuit à se peler les miches dans une voiture penchée à 45° sur le côté sans rien à manger...) pour une fois la cavalerie est arrivée juste à temps (après qu’on ait quand même passé 5h coincés le nez dans la boue) et on a pu se réfugier au coin du feu dans notre petite guest house juste à temps pour le dîner.


jeudi 16 août 2007

Un week-end dans la boue n°1

Ol Bolossat
Désolée, j’ai un peu de retard dans mes récits de week-end. Je vais donc repartir 2 semaines en arrière. Mais j’y tiens car j’ai cru comprendre que certains se plaignaient que je ne montre que des photos magnifiques avec de grands ciels bleus. Je vous rassure, comme partout (un peu moins qu’à Bogota cependant) il arrive parfois qu’il ne fasse pas beau au Kenya, et nous l’avons découvert à nos dépens à l’occasion d’une petite excursion près du lac Ol Bolossat, sur les hautes-terres kenyanes (3000 m d’altitude).

La recette: prenez 5 filles, 2 petits 4X4 dont un qui ne l’est qu’à moitié et qui tombe un peu en morceaux, et dont la conductrice n’a jamais conduit sur piste ou presque, plein de bonne boustifaille (notamment saucisson et frometon, merci les touristes françaises !) et de bouteilles de vin, tous les derniers numéros de marie-claire, voici et elle, le tome 7 de Harry Potter et un pictionnary. Envoyez-le tout dans d’adorables petites maisons construites au bord d’un très joli lac et que c’est même pas très loin de Nairobi et même pas très cher. On aurait dû se méfier, ça sonnait trop bien, il devait bien y avoir anguille sous roche quelque part...

Bon, en fait l’inconvénient d’aller dans un petit coin isolé, c’est que les routes ne suivent pas toujours. En l’occurrence, il y avait 7 petits malheureux km de piste entre la route goudronnée et ce coin fort sympathique. Du black cotton (les connaisseurs poussent là un petit cri d’effroi). A l’allée, j’avoue, on a un peu fait les fières. Certes, la piste était étroite, pas très plate et très TRES glissante, mais on s’en est sorties comme des chefs. Arrivées dans la maison, on s’est regardées d’un air satisfait en disant : “Ben voilà, les doigts dans le nez ! Le tout c’est qu’il ne pleuve pas d’ici à ce qu’on reparte”.

Je vous le donne en mille : forcément, il a plu toute la nuit. Sinon ce serait pas drôle. Et donc forcément chacune notre tour, sur le chemin du retour, on s’est embourbée. Ceci dit ça nous a permis de faire du développement local à tours de bras, vu qu’on a dû payer tous les paysans du coin pour venir nous aider à pousser. Vu la vitesse à laquelle ils sont apparus après notre premier petit incident de parcours, je soupçonne qu’ils nous observaient depuis un petit moment du coin de l’oeil et en ricanant, en se demandant quand est-ce qu’on allait se mettre dedans. Ils n’ont pas été déçus.

Bref, on a fini par réussir à s’en sortir relativement dignement quand même. Enfin ça aurait été aussi bien si j’avais pas réussi en prime à éclater mes amortisseurs en me prenant un bump à 90 à l’heure que j’avais pas vu un peu plus loin sur la route goudronnée... Faut se méfier tout le temps, au Kenya.


lundi 30 juillet 2007

Dimanche matin

Nan rien c’était juste pour vous rendre jaloux si il fait toujours aussi moche en France, niak niak niak.

Pas facile de sauver les pauvres


Le samedi, quand je reste sur Nairobi, je vais rendre visite à deux petites associations qui travaillent dans les bidonvilles pour leur donner un coup de main, principalement en organisant des petites formations sur comment tenir leurs comptes, comment écrire des propositions de projet pour rechercher des financements, etc. Mais ce n'est pas une activité de tout repos.

D'abord, il faut réussir à survivre aux fêtes de départ organisées le vendredi soir. Faudra d'ailleurs qu'on m'explique pourquoi les gens s'acharnent à faire des fêtes de départ le vendredi soir et pas le samedi. Bon, survivre au sens se réveiller le lendemain, passe encore. Mais survivre pour être assez en forme pour se lever à 9h et être capable de donner derrière un cours de compta, c'est moins évident, moi j'vous l'dit !

Ensuite il faut survivre aux trajets en matatu, les transports en commun locaux (ben oui, ça le fait pas trop de débarquer dans le slum en 4X4...), et à la circulation kenyane en général. Et c’est pas le plus facile. Les conducteurs kenyans ont en particulier une super faculté à créer des embouteillages. Un exemple qui m’est arrivé samedi, sur le trajet du retour: vous prenez un rond-point, vous y faites entrer en même temps 2 camions, 4 matatus, 5 voitures, une charrette à bras et une moto, et vous observez. Et ben chacun va réussir à s'imbriquer dans la circulation de sorte qu'il empêche les autres de sortir du rond point tout en étant lui même coincé par un véhicule... Bref, quand plus personne ne peut bouger d'un millimètre tellement ils sont collés-serrés, quand les voitures qui arrivent sur le rond-point se sont bien approchées au maximum pour être sûres que ceux qui sont déjà sur le rond-point ne puissent pas reculer, chacun passe sa tête par la fenêtre pour regarder les autres d'un air ébahi en se demandant comment qu'on va faire. Sauf qu'à ce point-là moi j'ai l'impression qu'à part amener une grue par hélicoptère pour enlever deux ou trois véhicules, y'a pas beaucoup de solutions.

Il faut reconnaître qu’en plus dans cette situation il y avait une circonstance aggravante: un camion avait effleuré un matatu et avait légèrement enfoncé sa carrosserie qui à mon humble avis ne ressemblait pas vraiment à grand chose avant, donc je voyais pas trop le problème. Mais le chauffeur du matatu n’était visiblement pas de cet avis. Il faut savoir qu'au Kenya, le constat à l'amiable n'existe pas. Normalement, il faut laisser les véhicules en place (oui, oui, au milieu de la route) et appeler la police qui met en moyenne une heure à arriver et qui, armée de mètres de couturier, constate l'accident en prenant des mesures dans tous les sens, avant de déclarer que celui qui est en faute c'est celui qui lui a refilé le backshish le moins élevé, vous voyez le genre. Bon sur ce là le problème c'était que les deux chauffeurs en question n'avaient probablement ni permis de conduire ni assurance, donc ils préféraient régler ça entre eux, c'est à dire que tout le monde était sorti de son véhicule et qu'ils étaient en train de s'engueuler au milieu du rond point, totalement insensibles au drame qui était en train de se nouer autour d'eux avec tous ces véhicules qui se rapprochaient, se rapprochaient, et avaient fini par former un puzzle inextricable...

Moi j'avais la chance d'être montée dans le seule matatu tellement pourri qu'il n'avait même pas de sono, du coup j'écoutais peinarde mon mp3 (c'était samedi, j'étais pas pressée) en rigolant tout bas et en me demandant comment ils allaient bien réussir à nous dépatouiller de ce merdier géant. Ben chapeau les mecs ! Y'a trois vendeurs de tickets de matatus qui sont sortis de nulle part et on commencé à lancer des instructions, genre toi tu braques à droite et tu avances de 3 cm et demi, pas 4 attention, 3 et demi hein ! Et toi tu recules doucement en contre-braquant légèrement, vas-y c'est bon... Et à coups d'instructions de ce style, ils ont réussi à faire sortir tout le monde du rond-point ! Bref, j'étais enfin de nouveau en route vers mon repos bien mérité.

Tout ça pour dire que c'est pas toujours facile de vouloir aider les pauvres. Heureusement qu'on est bien récompensé parfois. En exemple, je vous mets des petites photos du sublime cadeau que les femmes d’une des 2 assoces m'ont préparé rien que pour moi pour me remercier de mon aide...

PS : j’en ai 14 pièces comme ça, comme vous voyez c’est multi-usage, c’est tout aussi sympa en décoration sur canapé que comme nappe sur une table... Allez, je suis prête à refiler une partie de ma cargaison si vous insistez ! Non vraiment ???

mercredi 25 juillet 2007

Le safari pour les nuls

Le week-end dernier, c’était safari. J’envisageais de vous raconter ça un peu sur le ton des récits précédents, et puis je me suis dit qu’il serait peut être bon de vous faire un petite briefing sur les safaris, ses règles et son vocabulaire d’initié, histoire d’être sûre que tout le monde me comprenne. Comme y’a des choses à dire, on va commencer par une première leçon consacrée aux zanimaux de la brousse.

Parce qu’il faut savoir que les animaux ne sont pas tous égaux devant l’œil expert de l’aventurier du week-end. C’est donc tout un art de ne pas s’extasier devant n’importe quoi. On repère vite le débutant qui s’extasie devant un bête zèbre, mais on l’identifie aussi facilement au fait qu’il ne s’extasie pas avec suffisamment de ferveur devant un léopard. Bref, quelques explications.

La grande règle générale à retenir est que l’herbivore est moins intéressant que le carnivore. Les zèbres, les gnous, les gazelles et autres antilopes de tout poil, c’est mignon mais enfin, c’est d’un commun ! Ensuite perso je garde une petite affection particulière pour les girafes. Ben c’est quand même joli une girafe, non ? Quand aux éléphants, rhinos et hippopotames, ils ont un statut un peu supérieur dans la hiérarchie des herbivores. Surtout les rhinos noir, paske un rhino noir c’est pas facile à voir. D’ailleurs un rhino noir c’est pas noir. Tout comme un rhino blanc, c’est pas blanc. Mais je garde ce type de détail d’ultra-spécialiste pour en mettre plein la vue à ceux qui viendront me voir et avec qui je vais pouvoir me la jouer la chauffeuse de safari qui s’y connait trop bien en animaux.

Bref, enfin n’empêche que le carnivore c’est toujours mieux. Le fauve, le vrai. Et surtout le lion, le léopard et le guépard. La hyène n’est pas sur le podium. Désolée, la hyène. Dans les trois il faut le savoir, le plus top moumoute, c’est le léopard. Parce que le léopard étant un animal nocturne qui de plus vit dans les arbres, c’est pas facile à spotter. Et forcément, c’est la bête loi du marché, plus c’est dur à voir, plus on est content quand on le voit.

Ensuite il y a des niveaux dans le léopard. Genre entrapercevoir en plissant les yeux et en y mettant une pointe d’imagination un léopard que le chauffeur de matatu* d’à côté vous indique parce que vous auriez été bien incapable de le voir vous-même tellement il est bien caché sur sa branche d’arbre au milieu du feuillage touffu d’un accacia, ça compte moins que voir un léopard traverser paresseusement la piste devant votre 4X4 pour aller manger un bébé gnou à 10 mètres de là.

En fait y’a des niveaux dans tout. C’est l’autre paramètre à prendre en compte. Genre voir des bébés c’est mieux que voir des grands. Les voir jouer avec leur môman que c’est cromeugnon, ça compte vachement plus. Voir un papa lion avec une belle crinière ça rapporte plein de points, mais ça c’est juste paske Lionel en a jamais vu et que donc ça va l’énerver si vous lui dites. En revanche, si le papa lion fait des câlins à la maman lion, là ça compte vraiment double. Et le top du top c’est de voir une chasse. Genre la meute de lionnes affamées qui massacrent sous vos yeux un pauvre petit gnou innocent qui a été trop imprudent dans la folle inconscience de sa jeunesse et s’est isolé du troupeau. Ça c’est trop cool.

Enfin, dernier paramètre à prendre en compte, la mise en situation géo-spaciale. En gros, voir un lion au Parc du Tsavo West qui est le Parc où on voit jamais d’animaux parce que la végétation est trop touffue, ça compte plus que voir 49 lions au Maasai Mara où il y en a des troupeaux entiers qui font la sieste à tous les coins de piste. Tout comme spotter un lion tout seul comme un grand parce que on passe au bon moment au bon endroit, ça compte plus que repérer de loin un attroupement de 27 matatus et en déduire qu’il y a forcément un truc intéressant par là-bas mais on sait pas vraiment quoi vu qu’il y a trop de matatus qui cachent la vue, mais le japonais tout devant il a dit qu’il y avait 18 lions, voui madame, 18 !


Voilà, avec ça je devrais être capable d’aborder mes récits de safari avec un public un peu plus averti en face de moi… A propos, vu que le but quand même de ce post à l'origine était de vous parler de mon week-end dernier à Amboseli, ci-dessous, as usual, un accès vers l'album photo.

Amboseli

* Matatu de safari (à ne pas confondre avec le matatu de ville) : mini-bus rempli de touriste que l’on croise très fréquemment sur les pistes des Parcs Nationaux. Autant dire que ça, ça rapporte 0 point quand on en voit…


jeudi 19 juillet 2007

Les petits fours de l’ambassadrice

Samedi dernier, c’était le 14 juillet. Et qui dit 14 juillet dit bien entendu cocktail chez madame l’Ambassadrice. Donc vêtue de ma très chic robe Comptoir des Cotonniers (spéciale dédicace maman), je me suis rendue à la Résidence de France pour boire du champagne avec mes compatriotes.

La Résidence de France est ironiquement située juste à la limite de Kibera, réputé pour être le plus grand bidonville d’Afrique (800 000 habitants). Enfin je vous rassure, le jardin de 3 ha où on pourrait mettre haut la main l’équivalent de 200 habitations de Kibera, est entouré d’un mur de 3 m. Et le voisin de pallier de l’Ambassadrice est l’ancien Président du Kenya. Ca compense…

A l’entrée donc de ce petit havre de paix au milieu de la jungle urbaine, le tri est effectué par deux fiers gendarmes français parés de leur plus bel uniforme de cérémonie. Une fois qu’on a montré patte blanche, on a le droit de faire la queue pour pouvoir serrer la main des plus hauts représentants français sur place à savoir lepremierconseillerlepremiersecretaireledirecteurdelafdlecolonel et j’en passe et des meilleurs mais comme j’étais en retard, je n’ai pas eu l’honneur de serrer la main de l’ambassadrice qui était déjà partie se préparer pour faire son discours.

Je me suis donc mêlée à la foule moyennement compacte (420 participants selon certains et 1048 selon une autre évaluation en fin de cocktail par quelqu’un qui avait bu pas mal de champagne) pour écouter la bonne parole. Bien sûr on a commencé par avoir droit à la Marseillaise version massacrée par un chœur de kenyans de bonne volonté mais qui visiblement n’ont pas compris que ce n’est pas un chant où il faut rajouter des trémolos à la fin de chaque phrase, mince quoi !

Ensuite donc Mme l’Ambassadrice a fait un discours sur l’amitié franco-kényane, et après elle le Ministre Kenyan des sports, des affaires sociales, de l’éducation, des femmes, du scrabble et des stylos à bille (bref, le type à qui on a refilé tous les portefeuilles ministériels dont personne ne voulait) a fait un discours sur l’amitié franco-kényane. Mais à force qu’on se retrouve toujours avec ce sous-ministre au 14 juillet alors que à l’Ambassade d’Allemagne c’est le Ministre des Affaires Etrangères Kenyan qui fait le déplacement, je finis par me demander si il n’en rajoute pas un peu, ce type, sur l’amitié franco-kényane.

Après cela ils ont levé leur verre à la santé du Président Kényan puis à la santé du Président Français, sauf que je me suis rendue compte que comme j’étais en retard, je n’avais pas eu le temps de choper un verre et du coup c’est ballot, mais j’ai pas pu me joindre à leur toast.

A ce moment-là j’ai aussi remarqué une espèce de translation d’invités discrète vers les buffets. Dès que les applaudissements pour les discours ont éclatés, le mouvement s’est fait plus net, et plein de gens armés d’assiettes et de fourchettes ce sont jetés sur le buffet couvert de fromage coulant et puant bien de chez nous et de charcuterie en tous genres (et oui, des fourchettes, vous avez bien lu… ben ils ont encore des choses à apprendre les types qui nous organisent notre buffet de 14 juillet !).

J’ai bien vu à la tête des assiettes des Kenyans présents qu’ils étaient un peu dubitatifs face à notre enthousiasme délirant à la vue de ces victuailles. La plupart n’ont même pas osé se servir de fromage, tellement les rumeurs qui circulent dessus leur ont fait peur. Et quand j’ai annoncé à une dame qui s’apprêtait à avaler une grosse fourchette de rillettes que c’était du pâté de porc, j’ai bien senti que je les achevait. Oui parce que j’ai réalisé à cette occasion que je n’avais jamais mangé de porc au Kenya. A priori il ne s’agit pas de quelque chose d’idéologique (la majorité des kenyans sont chrétiens) mais juste d’un truc culturel : le porc, ils connaissent pas trop, donc ça leur fait bizarre d’en manger. Ça s’est bien confirmé à l’air dégoûté avec lequel elle m’a répondu « you mean… this is… PIG ???? ».

Vers 15h la plupart des invités s’étaient éclipsés discrètement d’un pas titubant pour aller faire la sieste le reste de l’après-midi. Je suis restée un peu plus longtemps encore, je me disais « ça peut pas être terminé, on n’a pas encore eu les Ferrero Rocher ». Mais j’ai attendu en vain. J’ai dû me résoudre à l’évidence : cette année non plus on n’y aurait pas droit. Décidément, les Ambassadeurs n’ont pas le sens de l’auto-dérision.

mercredi 4 juillet 2007

Nakuru sans le léo...

Ca m'apprendra à ouvrir ma bouche trop vite ! Pas de léopard pour nous ce week-end à Nakuru. Deux lionnes cependant, mais elles sont arrivées si vite et si près et aussi vite reparties se cacher dans les buissons qu'on n'a même pas réussi à les prendre en photo (oui je sais, personne ne me croira... je vais essayer de récupérer la photo où on voit une tâche fauve complètement floue au milieu des tâches vertes des feuilles) !!!

Bref, enfin voilà, un aperçu de nos centres d'intérêt quand on part en safari, quoi... Une petite série de photos chouettes ceci dit, pour ceux qui veulent voir les flamands et autres rhinos d'un peu plus près. Et un récit imagé du plus bel embourbage que j'ai vu depuis longtemps ! C'était pas nous, désolée pour ceux qui se réjouissaient d'avance.

Et puis en plus il a fait beau, alors que toute la semaine le temps était complètement pourri, et moi le soleil le week-end je vote pour ! Pour couronner le tout, on était en fort bonne compagnie, puisqu'on a réussi à entraîner deux novices sympathiques avec nous, Stéphanie et Jérôme. Même si je soupçonne sérieusement leur manque d'enthousiasme communicatif à l'idée de se lever à 5h30 le dimanche pour le game drive* du matin d'avoir joué un rôle prépondérant dans notre échec à trouver le léo...


* Game drive : ballade en voiture (drive) pour aller voir les animaux (game)

Nakuru


vendredi 29 juin 2007

Home sweet home

Le week-end dernier, c'était maison. L'occasion de vous montrer à quoi ça ressemble chez nous. Et je rassure ceux qui en ont marre de cette série "vie quotidienne" : ce week-end on part en safari à Nakuru, donc avec un peu de chance j'aurai des photos de léopards à vous montrer la semaine prochaine !!!

PS: J'ai changé le paramètre qui empêchait les personnes non enregistrées sur blogger de poster un commentaire... Désormais plus d'excuse, tout le monde peut laisser une trace de son passage !!!
Home sweet home

mercredi 27 juin 2007

En voiture, Simone !

Une nouvelle tranche très quotidienne de ma vie quotidienne !

DESOLEE APPAREMMENT HIER CA NE MARCHAIT PAS, PETIT PROBLEME DE PARAMETRAGE, NORMALEMENT AUJOURD'HUI CA DEVRAIT ALLER ! DITES-MOI SI VOUS RENCONTREZ ENCORE DES PROBLEMES, J'ESSAYERAI DE COMPRENDRE CE QU'IL SE PASSE...

mercredi 13 juin 2007

Un week-end à Nairobi

A la demande de mon plus grand commentateur (je lui dois bien ça...) qui a exprime le souhait que je raconte un peu ma vie plus "quotidienne" (et même si je vois pas très bien : les safaris, c'est ma vie quotidienne enfin !), j'ai décidé de raconter mon dernier week-end, un week-end somme toute très ordinaire à Nairobi.

Samedi matin, j'ai assisté à un tournoi de "street soccer" ("football des rues") organisé par Reality-tested Youth Programme. Cette ONG travaille dans les bidonvilles de Mathare et Huruma, au nord-est de Nairobi, et aide tout un tas de très petites associations locales. L'Ambassade de France les a subventionnés l'an dernier pour qu'ils puissent acheter un bâtiment pour faire une sorte de "Maison des Associations". Depuis que je ne travaille plus à l'Ambassade, j'essaye d'aller les voir régulièrement pour leur donner un coup de main.

Une des associations qu'ils aident regroupe des jeunes autour du football, et une de leurs équipes a été sélectionnée pour participer l'été prochain à la Coupe du Monde de Football des Rues en Hollande. D'où l'événement de ce week-end, sensé aider à trouver des sponsors ! Les photos ci-jointes montrent l'équipe des moins de 12 ans en pleine action (c’est pas eux qui vont en Hollande, c’est des grands…) !

L'après-midi, toujours du sport puisqu'on est allé assister au "Safari Seven", un tournoi de rugby à 7. Bon, pour de vrai, comme le montrent bien les photos, on y a surtout été pour l'ambiance et la bière, mais enfin c'était chouette quand même, ces hommes ultra musclés qui couraient devant nous pour le plaisir de nos petits yeux de filles ! Je suis toujours pas sûre de bien comprendre les règles, ceci dit, pour être honnête...

Le lendemain, encore sport ! Enfin je vous rassure, ce week-end n'a fait que confirmer que le sport, j'aime surtout ça en spectateur... En effet, après-midi télé devant la finale de Roland Garros ! Une petite french touch, en somme, puisque c'est les mêmes images qu'à la télé française, donc on a pu apercevoir dans les gradins Christine Bravo par exemple (les téléspectateurs kenyans devaient se demander pourquoi on faisait un gros plan sur elle...), et bien sûr retrouver notre ami Nelson pour l'interview finale ! Aaaah, Nelson !

Voilà, bon, rien de très excitant, un simple week-end bien tranquille...
Photos sportives !

lundi 4 juin 2007

Le lac Jipé et autres aventures

Petite excursion dans le Parc National du Tsavo West ce week-end, à l'est de Nairobi, avec une descente jusqu'au lac Jipé, tout au Sud du Parc, à la frontière avec la Tanzanie (certaines reconnaitront ;-) ).

Saison des pluies oblige, j'ai réussi à convaincre Lionel de réserver un lodge pour la première nuit... Ca tombait bien, il y a justement mon lodge préféré au Tsavo West ! Et ça tombait encore mieux, il ne leur restait que la chambre nuptiale, celle toute isolée et deux fois plus grande que les autres avec superbe terrasse privative !

Seul inconvénient : interdiction de sortir seul de la chambre le soir, pour cause de léopard rôdant dans les environs... On ne l'a pas croisé, et heureusement car je ne tenais pas à vérifier si la méthode que nous a décrite le type qui nous escortait jusqu'à notre chambre était efficace. Il parait que si le léo arrive de face, il suffit de ne pas bouger et de le regarder fixement dans les yeux, et il repart... En revanche s'il attaque de dos il n'y a rien à faire. C'est toujours bon à savoir.

Le lendemain, descente jusqu'au superbe lac Jipé pour un camping pas trop humide en fin de compte. Et pas trop isolé non plus, vu que les rangers du coin on tapé la discute toute la nuit à deux mètres de notre tente... Bien la peine d'essayer d'aller au bout du monde là où personne d'autre ne va !

Enfin, c'était joli tout plein quand même, et même l'interminable piste du lendemain pour rentrer (encore une fois on a voulu jouer les aventuriers et sortir des sentiers battus !) n'a pas complètement réussi à briser mon enthousiasme. Alors même que le Kilimandjaro n'a pas daigné montrer le bout de son sommet enneigé de la journée... Pourtant je n'avais jamais été aussi près de lui (Oloitokitok, 35km du sommet) !

(Cliquez sur la photo pour acceder a l'album)
Tsavo West / Lac Jipe

vendredi 1 juin 2007

C'est toujours les meilleurs qui partent... j'déconne!

Avec un peu de retard, je profite de ce site pour dire un au revoir un peu officiel au couple le plus sirupeux de Nairobi qui s'est définitivement envolé pour la France vendredi 25 mai. On était tellement tristes de les voir partir qu'avec Lionel on s'est même fendu d'une petite "airport party" à 3h du mat', histoire de s'assurer par nous mêmes qu'ils ratent pas leur avion !

Et voilà, c'est le genre de choses qui fait partie de la vie d'expat' et auquel il faut s'habituer, voir les gens partir à tour de rôle. Ca permet de justifier un peu de cynisme. "Ouh la, on s'attache plus parce que après on est trop malheureux quand les gens s'en vont" ;-)

Bref, en attendant les plus malheureux je sais pas qui c'est... Parce que pour eux, autant dire que c'est pas demain la veille qu'ils revoient un léopard passer devant leur voiture avec un bébé buffle dans la gueule...

mercredi 23 mai 2007

Inauguration...

Puisque maintenant j'ai internet a portee de la main, je teste l'option "blog" pour envoyer des nouvelles. Ca m'evitera de polluer regulierement les boites aux lettres avec des mails collectifs pleins de photos... ou de me faire accuser de jamais donner de nouvelles !!!

En guise d'inauguration, quelques photos de mon avant-dernier week-end, camping au sud de Nairobi, entres les lacs Magadi et Natron, sous un ciel un peu nuageux, saison des pluies oblige, mais un temps arrangeant, puisqu'il s'est aimablement retenu de pleuvoir pendant toute la soiree au coin du feu...

(Cliquez sur l'image pour acceder à l'album photo)