jeudi 16 août 2007

Un week-end dans la boue n°1

Ol Bolossat
Désolée, j’ai un peu de retard dans mes récits de week-end. Je vais donc repartir 2 semaines en arrière. Mais j’y tiens car j’ai cru comprendre que certains se plaignaient que je ne montre que des photos magnifiques avec de grands ciels bleus. Je vous rassure, comme partout (un peu moins qu’à Bogota cependant) il arrive parfois qu’il ne fasse pas beau au Kenya, et nous l’avons découvert à nos dépens à l’occasion d’une petite excursion près du lac Ol Bolossat, sur les hautes-terres kenyanes (3000 m d’altitude).

La recette: prenez 5 filles, 2 petits 4X4 dont un qui ne l’est qu’à moitié et qui tombe un peu en morceaux, et dont la conductrice n’a jamais conduit sur piste ou presque, plein de bonne boustifaille (notamment saucisson et frometon, merci les touristes françaises !) et de bouteilles de vin, tous les derniers numéros de marie-claire, voici et elle, le tome 7 de Harry Potter et un pictionnary. Envoyez-le tout dans d’adorables petites maisons construites au bord d’un très joli lac et que c’est même pas très loin de Nairobi et même pas très cher. On aurait dû se méfier, ça sonnait trop bien, il devait bien y avoir anguille sous roche quelque part...

Bon, en fait l’inconvénient d’aller dans un petit coin isolé, c’est que les routes ne suivent pas toujours. En l’occurrence, il y avait 7 petits malheureux km de piste entre la route goudronnée et ce coin fort sympathique. Du black cotton (les connaisseurs poussent là un petit cri d’effroi). A l’allée, j’avoue, on a un peu fait les fières. Certes, la piste était étroite, pas très plate et très TRES glissante, mais on s’en est sorties comme des chefs. Arrivées dans la maison, on s’est regardées d’un air satisfait en disant : “Ben voilà, les doigts dans le nez ! Le tout c’est qu’il ne pleuve pas d’ici à ce qu’on reparte”.

Je vous le donne en mille : forcément, il a plu toute la nuit. Sinon ce serait pas drôle. Et donc forcément chacune notre tour, sur le chemin du retour, on s’est embourbée. Ceci dit ça nous a permis de faire du développement local à tours de bras, vu qu’on a dû payer tous les paysans du coin pour venir nous aider à pousser. Vu la vitesse à laquelle ils sont apparus après notre premier petit incident de parcours, je soupçonne qu’ils nous observaient depuis un petit moment du coin de l’oeil et en ricanant, en se demandant quand est-ce qu’on allait se mettre dedans. Ils n’ont pas été déçus.

Bref, on a fini par réussir à s’en sortir relativement dignement quand même. Enfin ça aurait été aussi bien si j’avais pas réussi en prime à éclater mes amortisseurs en me prenant un bump à 90 à l’heure que j’avais pas vu un peu plus loin sur la route goudronnée... Faut se méfier tout le temps, au Kenya.


3 commentaires:

floriane a dit…

moi aussi j'ai mis des photos de cascade sur mon site, et m'en fiche qu'elle soit 10 fois plus petite: au moins on povait se baigner dessous et il faisait beau!!!
gniarf gniarf!

Stéphane a dit…

"Un 4x4 qui ne l'est qu'à moitié", c'est une voiture normale, non ?

Oriane a dit…

Mmmm, je pense que ça va être un peu compliqué si je rentre dans les détails pour essayer déxpliquer à un parisien qui se ballade en vélo et métro des notions complexes et subtiles comme le blocage de différentiel, des vitesses courtes ou longues, etc. Et puis ça va finir par vexer Gaëlle qui pour la défense de sa voiture tient à dire que d'abord elle a une chouette couleur et une histoire (ça, c vrai qu'on peut pas lui enlever qu'elle a un sacré passé derrière elle cette caisse...). Bref, tout ça pour dire que non, ce n'est définitivement pas une voiture normale.