C'est la distance que nous avons parcourue en trois semaines de pérégrinations à travers le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie. Un superbe voyage à travers des paysages magnifiques, des routes pour certaines très peu fréquentées des touristes et d'autres lieux au contraire considérés comme les "grands classiques" de la région.
Pour raconter tout cela plutôt que des messages que je n'aurais jamais le temps de faire, j'ai tenté une nouvelle approche avec google maps, un service qui permet de faire des cartes interactives. Si tout fonctionne bien vous devriez donc voir si dessous apparaître une carte avec notre itinéraire et nos étapes. Vous pouvez cliquer sur un lien en dessous pour la voir en plus grand.
Ensuite vous pouvez:
- tourner la molette de votre souris pour zoomer ou dé-zoomer;
- cliquer sur le bouton de la souris, le garder appuyer et aller vers la gauche ou la droite pour faire bouger la carte et voir différents endroits;
- cliquer sur les symboles en forme de "goutte", ce sont les étapes, ou sur les lignes bleues, ce sont les routes parcourues: à chaque fois cela fait apparaître une "bulle" avec un court descriptif et une photo de l'endroit.
Il faut commencer par Nairobi et suivre l'itinéraire en allant dans le sens contraire des aiguilles d'une montre (vers l'Ouganda d'abord, puis descente en Tanzanie et retour par Mombasa). J'ai trouvé ça chouette à faire et super pratique mais vous me direz si à l'usage ça l'est autant. Enfin au moins pour une fois on ne pourra pas me reprocher de mettre 10 ans à raconter les choses ni de jamais terminer les récits commencés !
Afficher 4838 km en Afrique de l'Est sur une carte plus grande
lundi 25 mai 2009
dimanche 24 mai 2009
Où est Charlie ?
(Perrine, pas la peine de répondre "Dans ton cul !", j'y ai déjà pensé.)
Je vous annonce par la présente la création d'une nouvelle rubrique. Oh oui, vous entends-je vous exclamer, un jeu ! Youhou !
Bon ben le principe est simple, comme vous l'aurez deviné, il s'agit de retrouver ce qui se cache dans la photo ci-dessous et de l'identifier. Ou plutôt les identifier, il y en a deux.

Je publierai la réponse d'ici peu et ensuite cette rubrique pourra comme tant d'autres sombrer dans l'oubli.
Et puis entre temps j'essayerai de publier quelques photos et autres sur le magnifique voyage de trois semaines en Ouganda et en Tanzanie dont on est revenu hier.
Je vous annonce par la présente la création d'une nouvelle rubrique. Oh oui, vous entends-je vous exclamer, un jeu ! Youhou !
Bon ben le principe est simple, comme vous l'aurez deviné, il s'agit de retrouver ce qui se cache dans la photo ci-dessous et de l'identifier. Ou plutôt les identifier, il y en a deux.

Je publierai la réponse d'ici peu et ensuite cette rubrique pourra comme tant d'autres sombrer dans l'oubli.
Et puis entre temps j'essayerai de publier quelques photos et autres sur le magnifique voyage de trois semaines en Ouganda et en Tanzanie dont on est revenu hier.
samedi 2 mai 2009
Les Simien Mountains
A la demande générale de Perrine, avant de vous raconter la suite de nos aventures éthiopiennes, je vous colle ci-dessous une carte pour que vous puissiez un peu visualiser où on est allés. J’avais la flemme de re-bosser une carte existante (et puis surtout pas le logiciel nécessaire sur mon ordi, en fait…), or il se trouve que par magie j’ai trouvé la carte parfaite : celle du Lonely Planet qui a gentiment mis en rouge exactement tous les endroits où on a été ! Pour voir l’ordre, commencer par Addis Abeba et faire le tour vers le Nord dans le sens des aiguilles d’une montre. Facile !

Sur ce, reprenons où nous nous étions arrêtés : les Simien Moutains. Ces montagnes sont les 3èmes plus hautes d’Afrique après le Kilimandjaro et le Mont Kenya. Mais elles n’ont rien à voir avec les deux premiers sommets. Le Kili et le Mont Kenya sont des volcans qui s’élèvent seuls au milieu d’un grand plateau, dominant tout le paysage. Je ne peux pas m’empêcher à chaque fois que je les vois de comprendre pourquoi les habitants des régions où ils sont situés leurs ont conféré des propriétés magiques et les considéraient comme le lieu de résidence de leurs dieux.
Au contraire, les Simien Mountains sont une vraie chaîne de montagnes qui couvre une large zone, mélange de pics et de hauts plateaux, aux rebords escarpés. Les paysages n’ont donc rien à voir, mais sont tout aussi magnifiques, dans un style complètement différent.
Un vachement beau paysage
Randonneuse

Sur ce, reprenons où nous nous étions arrêtés : les Simien Moutains. Ces montagnes sont les 3èmes plus hautes d’Afrique après le Kilimandjaro et le Mont Kenya. Mais elles n’ont rien à voir avec les deux premiers sommets. Le Kili et le Mont Kenya sont des volcans qui s’élèvent seuls au milieu d’un grand plateau, dominant tout le paysage. Je ne peux pas m’empêcher à chaque fois que je les vois de comprendre pourquoi les habitants des régions où ils sont situés leurs ont conféré des propriétés magiques et les considéraient comme le lieu de résidence de leurs dieux.
Au contraire, les Simien Mountains sont une vraie chaîne de montagnes qui couvre une large zone, mélange de pics et de hauts plateaux, aux rebords escarpés. Les paysages n’ont donc rien à voir, mais sont tout aussi magnifiques, dans un style complètement différent.
Un vachement beau paysageJ’ai eu un peu de mal à convaincre Lionel, peu friand de randonnées, à venir crapahuter là-bas pendant trois jours. Je crois qu’il n’a finalement pas regretté. Ne serait-ce que parce que ça nous a fait un bon entraînement pour le Mont Kenya.
RandonneuseC’était vraiment superbe de marcher dans ce cadre époustouflant. Et assez étonnant de découvrir après une montée interminable des villages perchés sur les plateaux et sur les pâturages environnants des troupeaux de moutons et de petits chevaux robustes qui paissaient tranquillement. Bref, un très bel intermède « nature » dans notre tour plus « culturel ».
mardi 31 mars 2009
Gondar
Après Bahar Dar, nous sommes partis vers Gondar, qui fut pendant longtemps la capitale de l’Empire Ethiopien, après la période Axumite.
L’attraction principale de la ville est le complexe qui renferme les châteaux construits par les Empereurs successifs. Oui, apparemment à l’époque la tradition voulait qu’en arrivant sur le trône, on délaisse le château de Papa et on construise le sien 10 mètres plus loin.


Un peu en dehors de la ville se trouvent aussi les « piscines du Roi Fadili », un lieu où se déroule encore à l’heure actuelle la cérémonie de Timkat, nom éthiopien de l’Epiphanie, qui est dans la religion chrétienne Ethiopienne l’un des plus importants évènements religieux du calendrier. Malheureusement le grand bassin est vide la plupart du temps et n’est rempli qu'en prévision de Timkat.

Enfin, nous sommes aussi allés jusqu’à l’Eglise de Debre Birhan Selassie, l’une des plus jolies Eglises d’Ethiopie, tant pour son style architectural extérieur que pour les magnifiques peintures murales qu’elle renferme. Les peintures recouvrent chaque centimètre carré des murs intérieurs, y compris le plafond en bois qui est décoré d’une superbe fresque représentant des petites têtes d’anges.
lundi 30 mars 2009
Addis-Abeba et Bahar Dar
Je ne m’étendrai pas sur Addis-Abeba : c’est une ville qui a l’air très tranquille et est, d’après ce que j’ai entendu dire, très agréable à vivre. En revanche vaut mieux pas oublier d’emporter dans ses bagages son produit à lentilles (oui je sais, je suis pas très maligne parfois…), parce qu’on a passé 3h à faire le tour de la ville pour trouver LE magasin qui en vendait. Sinon on a visité le Musée National dont la visite, en particulier le sous-sol qui héberge normalement la célèbre Lucy (qui était malheureusement en voyage aux States lors de notre passage), vaut le coup.
On est rapidement parti pour Bahar Dar, au bord du Lac Tana. On a royalement snobbé la traditionnelle visite aux sources du Nil, des chutes d’eau qui furent apparemment magnifiques à une époque mais ne seraient désormais plus que l’ombre d’elles-mêmes depuis qu’une centrale hydroélectrique a été construite juste en amont.



Comme on le voit sur les photos, les murs des Eglises Ethiopiennes sont traditionnellement recouverts de peintures représentant des scènes de la Bible, presque comme des bandes dessinées, dans un style assez naïf et très coloré.


On est rapidement parti pour Bahar Dar, au bord du Lac Tana. On a royalement snobbé la traditionnelle visite aux sources du Nil, des chutes d’eau qui furent apparemment magnifiques à une époque mais ne seraient désormais plus que l’ombre d’elles-mêmes depuis qu’une centrale hydroélectrique a été construite juste en amont.
En revanche on est parti en bateau pour aller visiter quelques-uns des monastères qui se trouvent sur le Lac. A Ura Kidane Mihret, sur la péninsule de Zege, on a eu la chance de tomber au beau milieu d’une cérémonie. Personne n’a été vraiment capable de nous en expliquer la raison. Mais c’était chouette de visiter l’Eglise tandis que l’ensemble des habitants du coin étaient réunis autour en habits blancs et que les prêtres, vêtus de leurs plus beaux atours, trimballaient en procession tous les objets précieux de leur Eglise, au milieu des chants et des danses.





dimanche 29 mars 2009
Ethiopie
Alors, l’Ethiopie (oui je sais on peut pas dire que je sois en avance pour vous raconter ça… Mieux vaut tard que jamais, non ? Je crois que cette expression est en train de devenir la devise de ce blog). Un pays fascinant, dont notre voyage nous a permis de découvrir l’histoire extrêmement riche qui je dois l’avouer m’étais pour ma part complètement inconnue.
Ne faites pas les malins : qui d’entre vous savait que l’Empire Ethiopien a rivalisé à son apogée avec l’Empire Romain ou l’Empire Perse ? Que son territoire s’étendait jusque sur la péninsule arabique, sur le territoire de l’actuel Yémen ? Que le contrôle de la Mer Rouge leur permettait de commercer d’égal à égal avec les sociétés les plus avancées, qu’ils envoyaient des bateaux jusqu’en Chine ? Qu’ils sont la seule civilisation sub-saharienne a avoir développé leur propre écriture ?
La découverte des richesses de l’Ethiopie est donc d’autant plus magique qu’on ne s’y attend pas. Et ce même si il faut tout de même dire que les vestiges de leur histoire ne sont pas aussi impressionnants que ce qu’ils auraient pu être. D’abord l’Ethiopie a connu jusqu’à l’heure actuelle de nombreuses guerres internes, et les vainqueurs avaient malheureusement la mauvaise habitude de raser les villes qu’ils conquéraient. Ensuite le Gouvernement Ethiopien dispose de moyens très limités qui font que de nombreux sites n’ont jamais été excavés.
Du coup, d’autant plus quand on a eu la bonne idée d’aller en Syrie deux mois avant où les sites archéologiques sont tout simplement à couper le souffle, j’avoue avoir été parfois un peu déçue, notamment en arrivant à Axum, ancienne capitale de l’Empire, dont l’état actuel est bien loin de refléter sa grandeur passée. Mais l’Ethiopie a d’autre choses à offrir qui compensent largement cela, notamment une ambiance vraiment particulière.
C’est un pays qui semble hors du temps. La plupart des sites que l’on visite, et en particulier les magnifiques églises, sont encore aujourd’hui des lieux vivants au centre des traditions et cultes des Éthiopiens. Le pays a aussi un « caractère » très particulier. C’est le seul pays d’Afrique a ne pas avoir été colonisé à proprement parler. Ils ont donc subi une influence occidentale très limitée. Mais ils ont aussi été relativement peu en contact avec les autres pays africains, ce qui fait qu’ils ont construit une identité forte et unique.
Bref, un voyage qui offre un dépaysement total. Et le tout dans une ambiance très agréable, les Éthiopiens étant à la fois accueillants, ouverts et souriants mais discrets. Très loin des atmosphères survoltées de la plupart des autres pays d’Afrique.
Voilà, ça c’était la petite introduction. A partir de demain je raconte les différentes étapes avec photos à l’appui. On a choisi de visiter uniquement le « Nord » de l’Ethiopie, qui est la partie la plus riche historiquement puisque c’est le territoire de l’ancien Empire. Arrivée à Addis Abeba, puis Bahar Dar, Gondar, treck dans les Simiens, Axum et pour terminer, Lalibella.
Pas de photos aujourd’hui, mais je me rattraperai dans les jours à venir !
Ne faites pas les malins : qui d’entre vous savait que l’Empire Ethiopien a rivalisé à son apogée avec l’Empire Romain ou l’Empire Perse ? Que son territoire s’étendait jusque sur la péninsule arabique, sur le territoire de l’actuel Yémen ? Que le contrôle de la Mer Rouge leur permettait de commercer d’égal à égal avec les sociétés les plus avancées, qu’ils envoyaient des bateaux jusqu’en Chine ? Qu’ils sont la seule civilisation sub-saharienne a avoir développé leur propre écriture ?
La découverte des richesses de l’Ethiopie est donc d’autant plus magique qu’on ne s’y attend pas. Et ce même si il faut tout de même dire que les vestiges de leur histoire ne sont pas aussi impressionnants que ce qu’ils auraient pu être. D’abord l’Ethiopie a connu jusqu’à l’heure actuelle de nombreuses guerres internes, et les vainqueurs avaient malheureusement la mauvaise habitude de raser les villes qu’ils conquéraient. Ensuite le Gouvernement Ethiopien dispose de moyens très limités qui font que de nombreux sites n’ont jamais été excavés.
Du coup, d’autant plus quand on a eu la bonne idée d’aller en Syrie deux mois avant où les sites archéologiques sont tout simplement à couper le souffle, j’avoue avoir été parfois un peu déçue, notamment en arrivant à Axum, ancienne capitale de l’Empire, dont l’état actuel est bien loin de refléter sa grandeur passée. Mais l’Ethiopie a d’autre choses à offrir qui compensent largement cela, notamment une ambiance vraiment particulière.
C’est un pays qui semble hors du temps. La plupart des sites que l’on visite, et en particulier les magnifiques églises, sont encore aujourd’hui des lieux vivants au centre des traditions et cultes des Éthiopiens. Le pays a aussi un « caractère » très particulier. C’est le seul pays d’Afrique a ne pas avoir été colonisé à proprement parler. Ils ont donc subi une influence occidentale très limitée. Mais ils ont aussi été relativement peu en contact avec les autres pays africains, ce qui fait qu’ils ont construit une identité forte et unique.
Bref, un voyage qui offre un dépaysement total. Et le tout dans une ambiance très agréable, les Éthiopiens étant à la fois accueillants, ouverts et souriants mais discrets. Très loin des atmosphères survoltées de la plupart des autres pays d’Afrique.
Voilà, ça c’était la petite introduction. A partir de demain je raconte les différentes étapes avec photos à l’appui. On a choisi de visiter uniquement le « Nord » de l’Ethiopie, qui est la partie la plus riche historiquement puisque c’est le territoire de l’ancien Empire. Arrivée à Addis Abeba, puis Bahar Dar, Gondar, treck dans les Simiens, Axum et pour terminer, Lalibella.
Pas de photos aujourd’hui, mais je me rattraperai dans les jours à venir !
vendredi 13 mars 2009
Autant vous dire...
...qu’aujourd’hui c’est pas la fête à la maison.
Ce matin, coup de fil au bureau, Finéas m’a appelé, au départ j’avais compris que la bombonne de gaz était finie alors que je venais de l’acheter mais, après une troisième tentative de sa part, je ressentais une curieuse sensation de saut dans le vide sans parachute, descente désagréable minimum de le dire.
Miss Grey m’a faussé compagnie. Comme ça, sans prévenir.
Elle s’était invitée alors que je venais d’emménager, un soir pendant un repas avec des copains, blessée à la patte, mon gros pote de jean-luc lui avait appliquée de la bétadine, filé un pot de lait, et roule ma poule, la mère s’est installée dans mes quartiers et qui sont devenus les siens très vite.
Voilà, je la remercie de m’avoir accompagné durant mes quatre ans ici, le Kenya, ce soir, est bien différent pour la première fois de mon séjour.
Ce message s’adresse à ceux qui l’ont rencontrée.
Rock'n Roll Miss Grey
Respects
Lion
Ce matin, coup de fil au bureau, Finéas m’a appelé, au départ j’avais compris que la bombonne de gaz était finie alors que je venais de l’acheter mais, après une troisième tentative de sa part, je ressentais une curieuse sensation de saut dans le vide sans parachute, descente désagréable minimum de le dire.
Miss Grey m’a faussé compagnie. Comme ça, sans prévenir.
Elle s’était invitée alors que je venais d’emménager, un soir pendant un repas avec des copains, blessée à la patte, mon gros pote de jean-luc lui avait appliquée de la bétadine, filé un pot de lait, et roule ma poule, la mère s’est installée dans mes quartiers et qui sont devenus les siens très vite.
Voilà, je la remercie de m’avoir accompagné durant mes quatre ans ici, le Kenya, ce soir, est bien différent pour la première fois de mon séjour.
Ce message s’adresse à ceux qui l’ont rencontrée.
Rock'n Roll Miss Grey
Respects
Lion
jeudi 12 mars 2009
Un nouvel indice
A la demande générale de Xavier, je vous mets une photo de notre future destination plus belle que la première (ben c'est à dire que la première photo c'est là où on va vraiment habiter, celle-ci c'est là où on ira le week-end).

Si avec ça vous arrivez pas à deviner...
Et pour les récits du voyage en Ethiopie, ça arrive, ça arrive !

Si avec ça vous arrivez pas à deviner...
Et pour les récits du voyage en Ethiopie, ça arrive, ça arrive !
mardi 10 mars 2009
J'hésite...
mardi 17 février 2009
La minute féministe
Face au succès remporté par mon précédent message, je réitère et me relance dans un second « article politique ». Nan mais parce qu’il y’a encore un truc qui m’a interpellée. Et que même si l'actualité kenyane n'a pas l'air de vous passionner autant que mes récits de safari, après tout c'est mon blog donc j'y parle encore de ce que je veux ;-)
Bref . Donc le clergé kenyan est dans un sacré dilemme. C’est à cause d’Obama : le diable personnifié, vu qu’il s’est empressé d’annuler le « Global Gag Rule » à peine arrivé au pouvoir. Mais critiquer Obama, l’ « enfant du pays » devenu Président de la plus grande puissance mondiale, c’est pas très populaire.
Le Global Gag Rule, c’est cette règle mise en place par Reagan en 1984 et qui stipule que l’agence américaine d’aide au développement (USAID) ne financera pas les organisations non-gouvernementales de planning familial qui utilisent leurs propres fonds pour :
• apporter des conseils et recommandations en matière d’avortement ;
• promouvoir la légalisation ou une plus grande disponibilité de l’avortement ;
• fournir des services d’avortement.
Même dans les pays où l’avortement est légal.
De manière systématique depuis, la règle est annulée quand un président démocrate arrive au pouvoir, et rétablie aussitôt lorsqu’un président républicain lui succède. Obama l’a annulée à nouveau 3 jours après son investiture en janvier.
Ce qui est dingue c’est de constater l’influence qu’a ce va-et-vient sur les politiques de planning familial au Kenya. Le Gouvernement kenyan n’a même pas les moyens d’entretenir des hôpitaux dignes de ce nom, donc autant dire que les services de planning familial ne sont malheureusement pas leur priorité, malgré une natalité très élevée, un taux de mortalité maternelle et infantile itou, et une estimation de 328,000 avortements illégaux pratiqués annuellement, dans des conditions que je vous laisse imaginer.
Du coup ce sont presque exclusivement des associations financées par des fonds extérieurs qui apportent ce type de services. Des associations qui ne pratiquent pas d’avortement et ne le recommandent pas aux femmes kenyanes, puisque l’avortement est interdit dans le pays. Mais des associations qui sont souvent internationales et qui dans d’autres pays font le genre d’activités visées par le Global Gag Rule. Et qui donc en 2001, à l’arrivée de George W. Bush au pouvoir se sont vues du jour au lendemain privées de fonds américains, qui constituaient une bonne partie de leurs financements.
Exemple : l’association kenyane de planning familial (Family Health Options Kenya), qui avait 14 cliniques à travers le pays avant 2001. En 2001 elle a dû en fermer 3, puis 3 supplémentaires en 2002, en conséquence directe du retrait des soutiens américains à leurs activités. Presque la moitié de ses établissements ! Évidemment ils comptent sur la nouvelle annulation du Gag Rule pour retrouver les financements d’avant 2001, mais il faudra du temps pour remettre les structures en place.
Je trouve ça assez déprimant de constater l’influence du vote des américains sur un aspect aussi essentiel de la vie des kenyans, et surtout des kenyanes.
En même temps je me demande si je trouve pas ça encore presque plus déprimant de constater que notre cher président à nous n’a pas besoin de ce genre d’excuse pour supprimer drastiquement les financements des Plannings Familiaux français (même que j’en profite pour vous balancer un lien vers un autre blog que j’aime bien fréquenter pendant mes pauses café, et qui a parlé récemment de ce sujet : allez donc voir chez Caroline ce qu’elle en pense, tiens !).
Bref . Donc le clergé kenyan est dans un sacré dilemme. C’est à cause d’Obama : le diable personnifié, vu qu’il s’est empressé d’annuler le « Global Gag Rule » à peine arrivé au pouvoir. Mais critiquer Obama, l’ « enfant du pays » devenu Président de la plus grande puissance mondiale, c’est pas très populaire.
Le Global Gag Rule, c’est cette règle mise en place par Reagan en 1984 et qui stipule que l’agence américaine d’aide au développement (USAID) ne financera pas les organisations non-gouvernementales de planning familial qui utilisent leurs propres fonds pour :
• apporter des conseils et recommandations en matière d’avortement ;
• promouvoir la légalisation ou une plus grande disponibilité de l’avortement ;
• fournir des services d’avortement.
Même dans les pays où l’avortement est légal.
De manière systématique depuis, la règle est annulée quand un président démocrate arrive au pouvoir, et rétablie aussitôt lorsqu’un président républicain lui succède. Obama l’a annulée à nouveau 3 jours après son investiture en janvier.
Ce qui est dingue c’est de constater l’influence qu’a ce va-et-vient sur les politiques de planning familial au Kenya. Le Gouvernement kenyan n’a même pas les moyens d’entretenir des hôpitaux dignes de ce nom, donc autant dire que les services de planning familial ne sont malheureusement pas leur priorité, malgré une natalité très élevée, un taux de mortalité maternelle et infantile itou, et une estimation de 328,000 avortements illégaux pratiqués annuellement, dans des conditions que je vous laisse imaginer.
Du coup ce sont presque exclusivement des associations financées par des fonds extérieurs qui apportent ce type de services. Des associations qui ne pratiquent pas d’avortement et ne le recommandent pas aux femmes kenyanes, puisque l’avortement est interdit dans le pays. Mais des associations qui sont souvent internationales et qui dans d’autres pays font le genre d’activités visées par le Global Gag Rule. Et qui donc en 2001, à l’arrivée de George W. Bush au pouvoir se sont vues du jour au lendemain privées de fonds américains, qui constituaient une bonne partie de leurs financements.
Exemple : l’association kenyane de planning familial (Family Health Options Kenya), qui avait 14 cliniques à travers le pays avant 2001. En 2001 elle a dû en fermer 3, puis 3 supplémentaires en 2002, en conséquence directe du retrait des soutiens américains à leurs activités. Presque la moitié de ses établissements ! Évidemment ils comptent sur la nouvelle annulation du Gag Rule pour retrouver les financements d’avant 2001, mais il faudra du temps pour remettre les structures en place.
Je trouve ça assez déprimant de constater l’influence du vote des américains sur un aspect aussi essentiel de la vie des kenyans, et surtout des kenyanes.
En même temps je me demande si je trouve pas ça encore presque plus déprimant de constater que notre cher président à nous n’a pas besoin de ce genre d’excuse pour supprimer drastiquement les financements des Plannings Familiaux français (même que j’en profite pour vous balancer un lien vers un autre blog que j’aime bien fréquenter pendant mes pauses café, et qui a parlé récemment de ce sujet : allez donc voir chez Caroline ce qu’elle en pense, tiens !).
vendredi 13 février 2009
Justice
J'aime bien lire le blog de Maître Eolas qui fait des messages sur la Justice très intéressants et pointus sans être incompréhensibles pour les non-initiés (c'est une invitation à y faire un tour, même s'il sera probablement un peu trop critique envers Madame Dati aux yeux de Papa...). On y apprend plein de choses sur un milieu passionnant mais finalement relativement mal connu tant qu'on y est pas confronté directement. Un milieu dont les journaux ne parlent en général que pour en raconter les dysfonctionnement, lorsqu'un fait divers tourne au drame.
Bref, cette lecture a tendance à aiguiser ma curiosité pour le domaine, et du coup ces temps-ci je lis régulièrement les chroniques judiciaires des journaux kenyans. Des pages qui sont souvent très révélatrices d'un pays. Et du coup j'ai envie de vous faire partager deux petits faits divers, comme ça, choisis presque au hasard dans la page judiciaire du "Standard" d'aujourd'hui (pas traduit, j'aurais trop peur de me planter totalement dans les termes juridiques).
"A High Court Judge quashed a 20-year jail term for a man convicted of defiling a minor.
Judge M.M. yesterday ruled that the charge sheet did not state whether Mr. J.M.K.'s act was "unlawful". The charge also ommitted "without consent"."
Voilà alors on hurle haut et fort en France parce qu'un type soupçonné de viol a été relâché de prison à cause d'une faute de frappe... Mais au Kenya on en relâche un qui a été reconnu coupable (il avait été jugé en première instance) parce que le juge en appel note que l'accusation a oublié de préciser que ce dont elle l'accusait, un viol, était illégal.
"A Rongo magistrate has sentenced a man to two years in prison for stealing an iron sheet and being in possession of 1 roll of bhang.
Sr Resident Magsitrate D.K. handed M.O. the sentence after he was found guilty of the 2 charges.
The court was told that on December 7, last year, at K. in Rongai district, M.O. stole one iron sheet worth Sh. 500, the property of M.A. The court heard that on the same day, he was found in possession of one roll of bhang. O. beseeched the court for forgiveness, saying he was a sugarcane faremer who tried to earn a living lawfully."
Deuxième acte: on libère le type coupable de viol, en revanche on condamne à 2 ans de prison un gars qui a volé un bout de tôle ondulée d'une valeur, attention, de 5 euros ! Ouais, bon, il avait un peu de marijuana a côté, mais vu l'article je dirais à vue de nez l'équivalent de quelques grammes.
Je ne cite pas d'article de Maître Eolas en particulier, je dirais juste que ça me fait penser à ces discussions autour de la proportionnalité de la peine, du fait de tenir compte des perspectives de réinsertion tout cela... Du coup voir que ce petit cultivateur (rappelons accessoirement que le Kenya traverse en ce moment une sècheresse qualifiée par le Président de "Catastrophe Naturelle") va passer 2 ans en prison pour 5 euros et quelques grammes d'herbe... ça me laisse sans voix...
Bref, cette lecture a tendance à aiguiser ma curiosité pour le domaine, et du coup ces temps-ci je lis régulièrement les chroniques judiciaires des journaux kenyans. Des pages qui sont souvent très révélatrices d'un pays. Et du coup j'ai envie de vous faire partager deux petits faits divers, comme ça, choisis presque au hasard dans la page judiciaire du "Standard" d'aujourd'hui (pas traduit, j'aurais trop peur de me planter totalement dans les termes juridiques).
"A High Court Judge quashed a 20-year jail term for a man convicted of defiling a minor.
Judge M.M. yesterday ruled that the charge sheet did not state whether Mr. J.M.K.'s act was "unlawful". The charge also ommitted "without consent"."
Voilà alors on hurle haut et fort en France parce qu'un type soupçonné de viol a été relâché de prison à cause d'une faute de frappe... Mais au Kenya on en relâche un qui a été reconnu coupable (il avait été jugé en première instance) parce que le juge en appel note que l'accusation a oublié de préciser que ce dont elle l'accusait, un viol, était illégal.
"A Rongo magistrate has sentenced a man to two years in prison for stealing an iron sheet and being in possession of 1 roll of bhang.
Sr Resident Magsitrate D.K. handed M.O. the sentence after he was found guilty of the 2 charges.
The court was told that on December 7, last year, at K. in Rongai district, M.O. stole one iron sheet worth Sh. 500, the property of M.A. The court heard that on the same day, he was found in possession of one roll of bhang. O. beseeched the court for forgiveness, saying he was a sugarcane faremer who tried to earn a living lawfully."
Deuxième acte: on libère le type coupable de viol, en revanche on condamne à 2 ans de prison un gars qui a volé un bout de tôle ondulée d'une valeur, attention, de 5 euros ! Ouais, bon, il avait un peu de marijuana a côté, mais vu l'article je dirais à vue de nez l'équivalent de quelques grammes.
Je ne cite pas d'article de Maître Eolas en particulier, je dirais juste que ça me fait penser à ces discussions autour de la proportionnalité de la peine, du fait de tenir compte des perspectives de réinsertion tout cela... Du coup voir que ce petit cultivateur (rappelons accessoirement que le Kenya traverse en ce moment une sècheresse qualifiée par le Président de "Catastrophe Naturelle") va passer 2 ans en prison pour 5 euros et quelques grammes d'herbe... ça me laisse sans voix...
samedi 31 janvier 2009
Le Cétédonc...
Ben oui, le cétédonc, en réponse au céquoidon, normal !
Oui je sais: il était temps. Et pas la peine de souligner aussi que j'ai raté mon défi-défilé, pas réussi à faire un post par jour la semaine dernière. Si je dis que ouais mais j'ai eu beaucoup de boulot tout ça, vous me croirez ? Non, et vous aurez raison. J'ai eu la flemme. J'avoue. J'assume. Presque.
Bref, donc la première photo en Syrie, en plan plus large ça donne ça:
Et vu de l'intérieur, ça:
Et avec les explications: c'étaient donc des petits morceaux de verre dépolis incrustés dans une coupole qui recouvre le hammam de la citadelle d'Alep. Tous les hammams traditionnels en Syrie ont ce type de jolies petites coupoles qui permettent de faire entrer la lumière en préservant l'intimité des usagers.
Donc personne n'avait trouvé ni même ne s'approchait un tant soit peu de la réponse, dites donc !
La deuxième photo c'était ça:
Comme l'avait deviné Peperuka, c'était bien une dent, mais d'hippopotame et pas d'éléphant. Croisé lors d'une petite ballade avec Floriane sur Crescent Island.
Ce qui me fait penser qu'il serait temps de mettre en ligne quelques photos du séjour de la miss ici. Euh... j'ai la flemme...
Oui je sais: il était temps. Et pas la peine de souligner aussi que j'ai raté mon défi-défilé, pas réussi à faire un post par jour la semaine dernière. Si je dis que ouais mais j'ai eu beaucoup de boulot tout ça, vous me croirez ? Non, et vous aurez raison. J'ai eu la flemme. J'avoue. J'assume. Presque.
Bref, donc la première photo en Syrie, en plan plus large ça donne ça:
Et vu de l'intérieur, ça:
Et avec les explications: c'étaient donc des petits morceaux de verre dépolis incrustés dans une coupole qui recouvre le hammam de la citadelle d'Alep. Tous les hammams traditionnels en Syrie ont ce type de jolies petites coupoles qui permettent de faire entrer la lumière en préservant l'intimité des usagers.Donc personne n'avait trouvé ni même ne s'approchait un tant soit peu de la réponse, dites donc !
La deuxième photo c'était ça:
Comme l'avait deviné Peperuka, c'était bien une dent, mais d'hippopotame et pas d'éléphant. Croisé lors d'une petite ballade avec Floriane sur Crescent Island.Ce qui me fait penser qu'il serait temps de mettre en ligne quelques photos du séjour de la miss ici. Euh... j'ai la flemme...
jeudi 22 janvier 2009
La gaffe de l'année
On a emmené la blonde en safari. Ben ouais, fallait bien lui faire voir les lions. Et pour rendre les choses plus drôles, on y a même été avec une autre blonde, Marion. Marion (Momo pour les intimes), elle avait aussi des amis en vacances. Pas des blondes, mais des Haut-Savoyards (non, n'insistez pas je ne me lancerai pas dans une étude comparative du Haut-Savoyard par rapport à la blonde, ce n'est pas l'objet de ce message)(en revanche vous faites attention dans les commentaires de pas dire "savoyards" à la place de "haut-savoyards", parce que les HS sont un chouïa susceptibles là-dessus)(ben ouais nan faut pas déconner, tu vois, y'a la couture et y'a la haute couture ? Ben voilà).

Bref, tout ça pour dire qu'on était au Maasai Mara avec deux voitures. Et qu'à un moment, Momo et ses Haut-Savoyards ils ont voulu rentrer plus tôt au camping, tandis que nous on allait voir le crocodile qui s'est fait marcher dessus par un gnou. Et accessoirement sur le chemin du retour, on est tombé sur une famille guépard qui mangeait une gazelle.
Je te laisse imaginer la scène: nous, seuls au monde (ok j'avoue: on a repéré la famille parce que deux matatus étaient arrêtés juste devant, mais ils ont eu le bon goût de partir juste quand on arrivait), maman guépard, 4 bébés guépards tout mimis avec leurs poils ébouriffés, une gazelle fraichement tuée, la savane, le soleil bas dans le ciel offrant une lumière parfaite pour les photos, le silence absolu autour de nous...
Et là: paf. Une sonnerie de portable. La mienne, évidemment. Genre y'a du réseau nulle part sauf là où y'a les guépards. J'attrape mon téléphone, je raccroche au nez de l'importun, et je regarde quand même qui c'est: Momo. Donc j'envoie du sms: "t'es gentille, on est devant une famille de guépards, peut pas répondre, à plus".

Je reçois la réponse quelques secondes après: "t'es gentille, on a eu un accident de voiture".
Hum.
Bon je me permets de le raconter en rigolant parce que y'a pas eu de mal. N'empêche que sur le coup, je crois que Momo elle m'a pas trouvée très drôle. Et en y réfléchissant bien, moi non plus je me suis pas trouvée très drôle.
PS: Je vous colle une photo des guépards paske j'ai pas de photo de la voiture... Rapport à ce que suite au sms j'ai décidé de faire preuve d'un peu de délicatesse QUAND MEME.
PPS: Bon pour les curieux: ils ont fait un tête-à-queue sur une piste pas très bonne, et la voiture s'est couchée sur le côté. Impressionnant donc, mais pas une égratignure pour les Hauts-Savoyards. Même la voiture s'en est plutôt bien tirée.

Bref, tout ça pour dire qu'on était au Maasai Mara avec deux voitures. Et qu'à un moment, Momo et ses Haut-Savoyards ils ont voulu rentrer plus tôt au camping, tandis que nous on allait voir le crocodile qui s'est fait marcher dessus par un gnou. Et accessoirement sur le chemin du retour, on est tombé sur une famille guépard qui mangeait une gazelle.
Je te laisse imaginer la scène: nous, seuls au monde (ok j'avoue: on a repéré la famille parce que deux matatus étaient arrêtés juste devant, mais ils ont eu le bon goût de partir juste quand on arrivait), maman guépard, 4 bébés guépards tout mimis avec leurs poils ébouriffés, une gazelle fraichement tuée, la savane, le soleil bas dans le ciel offrant une lumière parfaite pour les photos, le silence absolu autour de nous...
Et là: paf. Une sonnerie de portable. La mienne, évidemment. Genre y'a du réseau nulle part sauf là où y'a les guépards. J'attrape mon téléphone, je raccroche au nez de l'importun, et je regarde quand même qui c'est: Momo. Donc j'envoie du sms: "t'es gentille, on est devant une famille de guépards, peut pas répondre, à plus".

Je reçois la réponse quelques secondes après: "t'es gentille, on a eu un accident de voiture".
Hum.
Bon je me permets de le raconter en rigolant parce que y'a pas eu de mal. N'empêche que sur le coup, je crois que Momo elle m'a pas trouvée très drôle. Et en y réfléchissant bien, moi non plus je me suis pas trouvée très drôle.
PS: Je vous colle une photo des guépards paske j'ai pas de photo de la voiture... Rapport à ce que suite au sms j'ai décidé de faire preuve d'un peu de délicatesse QUAND MEME.
PPS: Bon pour les curieux: ils ont fait un tête-à-queue sur une piste pas très bonne, et la voiture s'est couchée sur le côté. Impressionnant donc, mais pas une égratignure pour les Hauts-Savoyards. Même la voiture s'en est plutôt bien tirée.
mercredi 21 janvier 2009
Les vacances d'une blonde
Y’a des gens qui pour faire une B.A. décident d’emmener un enfant pauvre avec eux en vacances. Y’en a d’autres qui vont visiter les petits vieux à Noël. Moi cette année j’ai lancé un nouveau concept: recevoir une blonde chez moi. Un truc un peu fatigant sur le coup, mais tellement gratifiant…La blonde, ça fait 4 ans que tu lui proposes de venir te voir au Kenya. Et que tu lui dis “bon, Noël / Nouvel An, il fait beau mais en même temps c’est la haute saison donc les avions sont pleins tout ça, vaudrait mieux viser un autre moment”. Du coup tu penses bien que la blonde choisit de venir juste à cette période-là, et en plus se décide 2 semaines avant histoire d’être sûre d’avoir le moins de choix possible niveau horaires de vol.
Donc forcément la blonde ne trouve plus de la place que le 31 décembre. Elle arrivera à Nairobi à 19h. Ça tombe bien vu que t’avais dit à la blonde que le 30 décembre tu partais sur la Côte. Bon, tu te débrouilles pour lui trouver un avion qui fait Nairobi-Mombasa le soir même pour qu’elle puisse te rejoindre. Sauf qu’évidemment le seul vol possible, c’est celui de 22h30, qui atterrit à Mombasa à… 23h30.
La blonde, elle, elle trouve ça génial. C’est trop bien fait la vie ! Toi tu calcules que tu as loué une maison à 1h de Mombasa, qu’en plus faut prendre le Ferry pour aller à l’aéroport, et donc que l’un dans l’autre… ah ben oui: ça va juste t’occuper toute ta soirée du Réveillon, tiens ! Tu espères secrètement que comme d’habitude Kenya Airways va annuler le vol au dernier moment. Après tout, ça leur arrive une fois sur deux, donc pour une fois que ça t’arrangerait bien… Mais non, le pire c’est que la blonde organise tout à l’arrache, mais qu’elle a un bol indéfectible: les choses s’arrangent toujours juste comme il faut pour elle !
Remarque, il faut regarder le bon côté des choses: la blonde te permet de faire des découvertes intéressantes: ainsi, on a appris que le Likoni Ferry circule régulièrement jusqu’à 1h du mat, qu’ensuite il y en a un toutes les heures, et que le service reprend normalement à 4h. Non mais on sait jamais, un jour ça pourrait nous resservir. Ou pas.
Enfin reconnaissons que la blonde nous a fait passer un 31 des plus originaux: on s’est retrouvé sur le Ferry au retour à exactement minuit, du coup on a pu admirer d’un point de vue unique les feux d’artifice tirés du Port de Mombasa. Et s’extasier devant l’ingéniosité des Kenyans: tu n’as pas de feu d’artifice à disposition ? Mais tu as un bateau à portée de main ? Pas de souci, regarde dans le coffre à ouvrir en cas d’urgence: il y a des petites fusées qu’on dirait juste faites pour ça. Sauf si les types ont eu la même idée l’année précédente.
Tu en déduis au passage que contrairement à ce qu’on pense, il y a pas mal de blondes au Kenya. En attendant, cette pluie d’étoiles filantes rouges, c’était bien joli.
(A suivre)
mardi 20 janvier 2009
Alors donc, la Syrie

Et non, contrairement à ce que certains ont pu croire, je ne suis pas partie m'installer en Syrie en décembre. Ceci dit, après le séjour qu'on y a passé, je dois dire que s'il y avait eu Damas dans la liste des postes dispos pour l'an prochain, j'aurais regretté de pas l'avoir mis, tellement c'est un pays qui semble agréable à vivre. Et ce malgré les températures POLAIRES qu'il y fait en hiver: le thermomètre y passe en dessous de 10 degrés !
Oui ben arrêtez de rire bêtement: j'ai subi un violent choc thermique en arrivant là-bas et ai été totalement HS pendant 3 jours, rapport à ce que j'ai attrapé ce qu'on connaît communément en Europe sous le nom de la "petite crève de début d'hiver". Je peux vous dire que pour moi l'hiver est arrivé assez brutalement. Ceci dit je me plains pas trop non plus vu qu'il n'aura duré que 10 jours. Hin hin hin. Vous riez beaucoup moins, d'un coup, hein ?

Bref, donc pas d'installation, juste une dizaine de jours de vacances en famille, avec Papa, Maman et les deux soeurettes Favier, pour fêter Noël un peu à mi-chemin entre le Kenya et la France. Le petit décalage vers l'est s'expliquant par la présence à Damas d'amis des parents, les Kremer (amis qui datent de l'époque où les parents étaient expatriés en Côte d'Ivoire, ah, comme quoi, l'expatriation...).
On n'a pas du tout mais alors du tout regretté ce choix ! Le pays est magnifique et les sites à visiter innombrables et variés (vestiges romains, byzantins et tutti quanti, châteaux forts de l'époque des Croisés, sans compter évidemment le plaisir de se perdre dans les villes Syriennes, avec leurs souks, mosquées, hammams, palais cachés aux fonds des petites ruelles des vieux quartiers, etc.).
Mais surtout les Syriens sont... adorables ! Un vrai plaisir de ne pas avoir l'impression d'être constamment pris pour des vaches à lait à qui il faut soutirer le plus d'argent possible comme dans certains endroits (suivez mon regard euh oui je regarde un peu autour de moi...). Au contraire, des gens sincèrement accueillants et généreux. Genre le vendeur de mandarines que tu prends en photo dans la rue, non seulement il te demande pas d'argent pour son droit à l'image, mais en plus il t'offre des mandarines. Des petites choses comme ça qui donnent une saveur particulière au voyage (surtout qu'elles sont vachement bonnes, les mandarines syriennes).

En bref, donc, un très beau et très agréable séjour ! Et une grosse recommandation à tous d'aller visiter ce pays... et d'y passer plus de 10 jours parce que nous on a vu des tonnes de trucs mais en courant un peu, et qu'en fait il y a vraiment des endroits qui donnaient envie de prendre le temps de s'y arrêter. Au passage je remercie mon Pôpa et ma Môman de nous avoir offert ce voyage, les deux soeurs pour l'option "animation du voyage", et puis les Kremer pour leur accueil parfait !!! On reviendra, tiens !
Ci-dessous, l'accès à l'album Picasa : un aperçu de la Syrie et du charme des vacances "à la Favier". J' ai fini les légendes hier soir à 1 h du mat' donc soyez indulgents, merci...
![]() |
| Syrie |
lundi 19 janvier 2009
Pour se remettre en jambes...
... rien de tel qu'un petit Céquoidon ! Pour pas faire de jaloux, deux photos: une prise lors des vacances en Syrie, l'autre lors des vacances au Kenya. Sauras-tu retrouver de quoi il s'agit ?


PS: Parce que on ne sait jamais: je précise que ceux qui ont assisté à la prise de la photo n'ont PAS LE DROIT de répondre, rapport à ce que c'est ce qu'on appelle communément "pas du jeu"... de toutes façons y'a rien à gagner à part mon admiration.


PS: Parce que on ne sait jamais: je précise que ceux qui ont assisté à la prise de la photo n'ont PAS LE DROIT de répondre, rapport à ce que c'est ce qu'on appelle communément "pas du jeu"... de toutes façons y'a rien à gagner à part mon admiration.
dimanche 18 janvier 2009
Là où tout s'explique
Aujourd'hui ça fait un mois et un jour que je n'ai pas mis de nouvelles sur ce blog. Oups, j'ai envie de dire. Enfin comme je l'ai écrit en haut à droite, là, j'ai une bonne excuse: j'étais en vacances. Et pas n'importe quelles vacances.
D'abord y'a eu ça:

Des vacances familiales en lieu exotique, mais froid (oui j'ai découvert dans la douleur que ces deux adjectifs n'étaient pas incompatibles).
Ensuite il y a eu ça:

De la visite un peu inopinée au Kenya. Et croyez-moi que le blonde-sitting, ça n'est pas de tout repos. Surtout quand on est blonde soi-même. Pfff.
Bref, comme promis ce week-end j'ai bossé dur à trier mes photos et compagnie et je devrais donc poster quelques petits messages au long de la semaine pour raconter tout ça. Je sais, vous n'en pouvez plus, vous mourrez d'impatience de connaître mes dernières aventures, le suspense est intolérable... mais courage, public chéri, l'attente ne sera plus très longue, promis !
D'abord y'a eu ça:

Des vacances familiales en lieu exotique, mais froid (oui j'ai découvert dans la douleur que ces deux adjectifs n'étaient pas incompatibles).
Ensuite il y a eu ça:

De la visite un peu inopinée au Kenya. Et croyez-moi que le blonde-sitting, ça n'est pas de tout repos. Surtout quand on est blonde soi-même. Pfff.
Bref, comme promis ce week-end j'ai bossé dur à trier mes photos et compagnie et je devrais donc poster quelques petits messages au long de la semaine pour raconter tout ça. Je sais, vous n'en pouvez plus, vous mourrez d'impatience de connaître mes dernières aventures, le suspense est intolérable... mais courage, public chéri, l'attente ne sera plus très longue, promis !
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