lundi 13 octobre 2008

Princess

Au Thinkers, un hôtel au bord de la mer, ils ont une petite chimpanzée, Princess. La journée, elle est enfermée dans une cage minuscule, et apparemment le soir ils la laissent se promener dans le jardin. On s'est arrêtés près de sa cage l'autre jour, elle gigotait dans tous les sens, se pendant aux barreaux, sautant d'un côté à l'autre, se balançant, d'un air qui laissait clairement comprendre qu'elle n'en pouvait plus de cette cage qui la rendait folle.

Elle s'est approchée de nous, a passé sa main à travers la grille et a attrappé doucement ma main, elle pensait probablement que je lui apportais quelque chose. Ses doigts se sont refermés sur mes doigts. Et je ne sais pas comment dire: ça m'a bouleversée de voir cet être tellement proche de nous, de sentir cette main qui est presque une main de petit d'homme, et de voir dans ses yeux tellement de tristesse d'être enfermée.

Bon je refais pas la même histoire qu'avec l'aigle, vous avez compris le degré de sensibilisation chez les libériens au respect des animaux tout ça. Pour eux c'est une sorte de jouet qu'ils promènent fièrement sur la plage le dimanche et lui enfilant un jean pour faire rire les badauds. Et je ne suis pas sûre qu'on ait forcément de leçons à donner. Mais en tous cas cette rencontre m'a vraiment marquée.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Oriane, je tiens à m'élever contre trop de mièvrerie pro-animale. Princess ne semble très grande, elle peut donc être dans une petite cage, d'autant plus qu'elle a la jouissance d'un jardin. Je te rappelle que Gwen et moi vivons dans un appartement pas vraiment immense, sans jardin, et on ne gigote pas en sautant d'un côté à l'autre, nous balançant, d'un air laissant clairement comprendre je ne sais quelle forme d'anthropomorphisme dés que quelqu'un passe devant chez nous. D'autre part cet animal semble bien mal élevé, on ne demande pas aux gens, ou alors en cas de force majeure, non sans s'être présenté au départ et avec formes de politesse. Cet animal a choisi comme souvent de tirer la corde anthropomorphique en exhibant un regard mouillé pseudo tristounet, il serait vite retourné à sa vie creuse de spiritualité en sautant et déféquant partout si tu lui avais donné un croûton rassis, c'est dire sa sensibilité et son malheur de vivre… Quant à sa main, il serait temps que tu fréquente à nouveau des enfants, ces derniers ont la peau douce et parfois jouent du piano, ce qui n'a aucun rapport avec ce primate demeuré qui passera sa vie à se tripoter l'organe et l'anus là ou l'humain sait se tenir en public. Quant aux Libériens, ils semblent pragmatiques en l'habillant, ils évitent au primate de se foutre du sable partout dans les poils, après tout, qui c'est qui balaye sa cage ? Certainement pas le petit poilu.
Fred.

Oriane a dit…

C'est con, je comptais vous ramener un chimapanzé comme souvenir du Liberia, mais je vois que c'était une mauvaise idée. Il va falloir trouver autre chose...