lundi 20 août 2007

Un week-end dans la boue n°2

Pour parfaire ma série “le Kenya sous la pluie”, je vous livre maintenant le récit de mon deuxième week-end boueux. Vendredi il y a 10 jours, je suis partie rejoindre Lionel et un couple d’amis à lui de passage par ici, Gwen et Fred, du côté des Aberdares. Un autre coin en altitude connu pour son niveau élevé de pluviométrie. Oui, je sais, après nous être embourbés deux fois le week-end précédent, c’était pas très malin. Bon, on va pas insister deux heures non plus ! On est des aventuriers ou on l’est pas, hein ???

Bref bref, je ne rentrerai pas dans les détails, car les images sont suffisamment parlantes. Ben oui, notre embourbage mythique a duré tellement longtemps cette fois-là que j’ai même eu le temps de filmer un petit bout ! Il faut savoir cependant que la situation était un peu plus inquiétante que la semaine d’avant. En effet, contrairement aux campagnes kenyanes qui sont pleines d’avides de sympathiques paysans kenyans qui, appâtés par la perspective d’arrondir leur fin de mois poussés par un esprit de fraternité sans borne n’hésitent pas à se plonger dans la boue jusqu’aux genoux pour vous tirer d’affaire, les Parcs Nationaux sont plutôt pleins d’éléphants qui sont pas trop du style à t’aider à pousser ta voiture alors que pourtant ça leur demanderait pas beaucoup d’efforts. Voire ils sont plutôt du style à t’embrocher avec leurs défenses si tu t’approches d’eux d’un peu trop près (oui je sais, je brise un mythe, mais on découvre en arrivant au Kenya que les éléphants africains sont bien loin de ressembler à Babar ou à Dumbo).

Enfin je vous rassure (tu parles, combien d’entre vous étaient déjà en train de se dire, un rire chafouin aux lèvres, qu’on avait très certainement passé la nuit à se peler les miches dans une voiture penchée à 45° sur le côté sans rien à manger...) pour une fois la cavalerie est arrivée juste à temps (après qu’on ait quand même passé 5h coincés le nez dans la boue) et on a pu se réfugier au coin du feu dans notre petite guest house juste à temps pour le dîner.


3 commentaires:

Stéphane a dit…

La boue est très à la mode actuellement... cf tous les blogs qui résument ces trois derniers jours de Rock en Seine (même que ton pote Jarvis a comparé Saint-Cloud à Glastonbury)

Gwen a dit…

Moi j'ai qu'un truc à dire : on est trop des aventuriers !
à bon entendeur, salut !
bises à tous les deux
Gwen

Oriane a dit…

Décidément, même à 10 000 km de Paris et sans faire exprès j'arrive à être encore à la pointe de la fashion, on est parisienne ou on ne l'est pas !
Par contre, si je vois le côté pratique de faire un festival dans la ville où on habite, je ne peux m'empêcher de me dire que ça casse un peu le charme, de pas devoir en prime camper, surtout dans la boue.
Et oui Gwen, on est les seuls les vrais, nan mais il vont pas nous faire croire que pask'ils ont pataugé 5 min dans l'herbe vaguement humide d'un concert parisien en plein air, c'est l'aventure ! Pfff... Petits joueurs...