De retour au Liberia pour une mission d’un mois. Je dois dire que je suis assez contente de revenir, la première mission m’ayant un peu frustrée car je n’avais pas trop eu le temps de découvrir le pays. Pas que je vais vraiment y arriver cette fois-ci, on est en pleine saison des pluies et avec ses 250 km de routes goudronnées parsemées de nids de poule, le Liberia ne se prête pas trop au tourisme. Mais au moins je vais pouvoir un peu mieux prendre le pouls de la ville, pouvoir partir en disant vaguement que Monrovia, je connais.
Bon, un peu dur de savoir par ou commencer, je n’ai pas de voiture et personne pour me guider dans la ville (SOS détresse amitié, personne connait des gens au Liberia ? Pfff, je n’ai aucune envie de fréquenter mes collègues en dehors des heures de bureau… Du coup je suis un peu esseulée). Mais rien que se balader dans les rues est agréable, dans cette ville foutraque, couverte de cicatrices mais tellement vivante, qui est a mille lieux de Nairobi.
Points notables de la journée: j’ai croisé des tripotées de gamins dans la rue et pas un seul ne m’a poursuivie en criant “Muzungu” ou quelque autre équivalent local. Bon, ils en ont vu d’autres, les gamins de ce pays. J’imagine qu’un blanc qui se ballade n’est plus vraiment assez pour les faire lever la tête. Mais marrant quand même. En revanche un type m’a hélée en me disant “Bonjour, comment ça va?”. En français. Pas compris pourquoi une blanche qui se promène est fatalement française? Je vous tiens au courant si je résous ce mystère.
mercredi 6 août 2008
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