mardi 28 août 2007

Je vous aime !

Oui, je tiens à le dire, j'aime la fin des vacances, surtout quand moi je ne suis pas partie, et que tout à coup vous revenez tous et je sens que je vais être beaucoup moins seule toute la journée face à mon ordi. Et j'aime voir que les statistiques de visite de mon blog décollent un peu des deux visites par jour, dont une que c'est moi parce que j'ai toujours pas compris comment réussir à exclure mon propre traffic de mes stats...
Bon, ben oui, comme j'ai rien de bien neuf à raconter, je me suis dit que j'allais quand même envoyer un petit quelque chose. J'aurais aussi pu mettre des photos d'un autre week-end tranquille à Nairobi, mais il recommence à faire beau, donc je vais encore me faire insulter.

lundi 20 août 2007

Un week-end dans la boue n°2

Pour parfaire ma série “le Kenya sous la pluie”, je vous livre maintenant le récit de mon deuxième week-end boueux. Vendredi il y a 10 jours, je suis partie rejoindre Lionel et un couple d’amis à lui de passage par ici, Gwen et Fred, du côté des Aberdares. Un autre coin en altitude connu pour son niveau élevé de pluviométrie. Oui, je sais, après nous être embourbés deux fois le week-end précédent, c’était pas très malin. Bon, on va pas insister deux heures non plus ! On est des aventuriers ou on l’est pas, hein ???

Bref bref, je ne rentrerai pas dans les détails, car les images sont suffisamment parlantes. Ben oui, notre embourbage mythique a duré tellement longtemps cette fois-là que j’ai même eu le temps de filmer un petit bout ! Il faut savoir cependant que la situation était un peu plus inquiétante que la semaine d’avant. En effet, contrairement aux campagnes kenyanes qui sont pleines d’avides de sympathiques paysans kenyans qui, appâtés par la perspective d’arrondir leur fin de mois poussés par un esprit de fraternité sans borne n’hésitent pas à se plonger dans la boue jusqu’aux genoux pour vous tirer d’affaire, les Parcs Nationaux sont plutôt pleins d’éléphants qui sont pas trop du style à t’aider à pousser ta voiture alors que pourtant ça leur demanderait pas beaucoup d’efforts. Voire ils sont plutôt du style à t’embrocher avec leurs défenses si tu t’approches d’eux d’un peu trop près (oui je sais, je brise un mythe, mais on découvre en arrivant au Kenya que les éléphants africains sont bien loin de ressembler à Babar ou à Dumbo).

Enfin je vous rassure (tu parles, combien d’entre vous étaient déjà en train de se dire, un rire chafouin aux lèvres, qu’on avait très certainement passé la nuit à se peler les miches dans une voiture penchée à 45° sur le côté sans rien à manger...) pour une fois la cavalerie est arrivée juste à temps (après qu’on ait quand même passé 5h coincés le nez dans la boue) et on a pu se réfugier au coin du feu dans notre petite guest house juste à temps pour le dîner.


jeudi 16 août 2007

Un week-end dans la boue n°1

Ol Bolossat
Désolée, j’ai un peu de retard dans mes récits de week-end. Je vais donc repartir 2 semaines en arrière. Mais j’y tiens car j’ai cru comprendre que certains se plaignaient que je ne montre que des photos magnifiques avec de grands ciels bleus. Je vous rassure, comme partout (un peu moins qu’à Bogota cependant) il arrive parfois qu’il ne fasse pas beau au Kenya, et nous l’avons découvert à nos dépens à l’occasion d’une petite excursion près du lac Ol Bolossat, sur les hautes-terres kenyanes (3000 m d’altitude).

La recette: prenez 5 filles, 2 petits 4X4 dont un qui ne l’est qu’à moitié et qui tombe un peu en morceaux, et dont la conductrice n’a jamais conduit sur piste ou presque, plein de bonne boustifaille (notamment saucisson et frometon, merci les touristes françaises !) et de bouteilles de vin, tous les derniers numéros de marie-claire, voici et elle, le tome 7 de Harry Potter et un pictionnary. Envoyez-le tout dans d’adorables petites maisons construites au bord d’un très joli lac et que c’est même pas très loin de Nairobi et même pas très cher. On aurait dû se méfier, ça sonnait trop bien, il devait bien y avoir anguille sous roche quelque part...

Bon, en fait l’inconvénient d’aller dans un petit coin isolé, c’est que les routes ne suivent pas toujours. En l’occurrence, il y avait 7 petits malheureux km de piste entre la route goudronnée et ce coin fort sympathique. Du black cotton (les connaisseurs poussent là un petit cri d’effroi). A l’allée, j’avoue, on a un peu fait les fières. Certes, la piste était étroite, pas très plate et très TRES glissante, mais on s’en est sorties comme des chefs. Arrivées dans la maison, on s’est regardées d’un air satisfait en disant : “Ben voilà, les doigts dans le nez ! Le tout c’est qu’il ne pleuve pas d’ici à ce qu’on reparte”.

Je vous le donne en mille : forcément, il a plu toute la nuit. Sinon ce serait pas drôle. Et donc forcément chacune notre tour, sur le chemin du retour, on s’est embourbée. Ceci dit ça nous a permis de faire du développement local à tours de bras, vu qu’on a dû payer tous les paysans du coin pour venir nous aider à pousser. Vu la vitesse à laquelle ils sont apparus après notre premier petit incident de parcours, je soupçonne qu’ils nous observaient depuis un petit moment du coin de l’oeil et en ricanant, en se demandant quand est-ce qu’on allait se mettre dedans. Ils n’ont pas été déçus.

Bref, on a fini par réussir à s’en sortir relativement dignement quand même. Enfin ça aurait été aussi bien si j’avais pas réussi en prime à éclater mes amortisseurs en me prenant un bump à 90 à l’heure que j’avais pas vu un peu plus loin sur la route goudronnée... Faut se méfier tout le temps, au Kenya.