vendredi 28 mars 2008

C'est de la triche

Oui je sais ça compte qu'à moitié parce que la "Réplique de la soirée" ça devrait être une réplique que j'ai vraiment entendue et tout. En même temps qui dit qu'il y a des règles ? Et puis qui les fixe à part moi, hein ? Donc voilà, je vous colle une réplique qui je trouve est d'un certain niveau et mérite bien d'être ici:


"I love Africa in general. South Africa and West Africa. They are both great countries." – Paris Hilton, to the media while visiting South Africa

Et la East Africa dans tout ça ? Merde !

PS: Celle-là est dédicacée à Flo, et non pas pour sa géographie africaine approximative, ne soyez pas mauvaises langues ! Elle, elle saura pourquoi.

jeudi 20 mars 2008

J'ai été très touchée...

Non c'est vrai, c'est vraiment gentil, tous ces gens qui continuent à écrire régulièrement pour demander comment ça se passe, si tout va bien, si la situation n'est pas trop difficile. C'est vrai que ces derniers temps je ne parle plus trop de la situation kenyane. C'est pas qu'il n'y a rien à dire, mais j'ai peur de vous lasser avec mes récits. Et puis ce n'est pas mon style d'essayer d'apitoyer les gens. Certes, ce n'est pas facile tous les jours, voire même c'est très pesant au quotidien, mais bon, on arrive quand même à vivre. Donc je ne veux pas me faire plaindre.

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JE DECONNE. Pour de vrai j’adore me faire plaindre, malheureusement force est de constater qu’il n’y a plus vraiment de raisons... La preuve en images.

Watamu again

mercredi 19 mars 2008

Comme quoi tout arrive…

Les cinémas Kenyans passent exclusivement trois types de films :

- les superproduction américaines hémoglobinées pour les garçons ;
- les comédies romantiques hollywoodiennes pour les filles ;
- les derniers succès de Bollywood pour les indiens ;

Autant dire que moi qui suis fan des films d’auteurs français où il ne se passe rien, je suis parfois un peu frustrée. J’y vais quand même de temps en temps, pour le plaisir de me retrouver dans une salle de ciné (et pour occuper le post-ado qui partage ma maison et qui exige sa dose mensuelle de film d’action). Et puis quand je rentre en France je me fais une petite cure de bons films. Quitte à parfois friser l’excès inverse (genre au hasard la fois où Ségo n’est-ce pas m’a emmenée voir "La question humaine"… je sens les intellos parisiens s’agiter sur leur siège… non ce film n’est pas merveilleux, il est chiant à mourir, c’est tout).

Bref, sauf que voilà, cette semaine il y avait au programme Juno. Bon ça y est, les intellos parisiens recommencent à trépigner. Ok, c’est pas un film totalement underground non plus. On me dit aussi au fond à gauche que le réalisateur aurait abusé de l’esthétique pop, et qu’il aurait recouvert le tout de musique folk qui fait mouche pour gagner son public d’avance* (on en a même vu qui s'inscrivent à des groups sur facebook pour dire qu'ils connaissaient le groupe truc muche avant ce film, histoire de se la péter un peu ;-P ).


Moi je réponds: et alors ? Tout ce que je sais c’est que c'est la première fois en 3 ans et demi (et oui, déjà, ça nous rajeunit pas tout ça) que je vais voir au ciné ici un film qui me plait vraiment. Qu'il a squatté direct la place du meilleur film de 2008 dans mon classement perso et qu'il ne risque pas d’en être délogé même si on n’est que en mars et que j’ai un séjour en France prévu cette année. Voire même, qu'il serait en passe de rentrer dans le club select de mes films préférés toutes années confondues. Et que ça fait bien plaisir.

Et qu'accessoirement voir en même temps que tout le monde et pas 6 mois plus tard en DVD LE film du moment, c'est agréable. Déjà que c'est ce qui va se passer avec "Bienvenu chez les ch'tis" et que ça m'embête bien. Je déconne.

La prochaine fois je vous raconterai l’histoire de l’hymne national kenyan au début des séances de ciné.

* Je dois avouer que retrouver une de mes chansons préférées de Belle and Sebastian au milieu n’a rien gâché au plaisir

lundi 17 mars 2008

Et ma crédibilité bordel ?

Cette semaine, tous les gens importants du bureau sont partis en Afrique du Sud pour la retraite annuelle. Enfin tous les gens importants sauf moi vu qu'il n'y avait pas assez d'argent pour envoyer tout le monde. Du coup, pour essayer vainement de me convaincre que mais non je suis quand même quelqu'un d'important, mon chef a envoyé un e-mail à tout le monde en disant qu'en l'absence de tous les autres managers je serai OIC*.

Ce matin pendant le trajet je me suis donc entraînée à répéter : « Kerstine, va au Java me chercher un double Capuccino » ou encore « Susan, va me faire ces photocopies ». En passant la porte du bureau, les assistantes étaient déjà là. Elles m’ont regardée entrer en disant : « Tu as vu, Nick a dit que tu étais OIC, hin, hin, hin ». Et elles ont ricané bêtement pendant 10 minutes.

J’ai comme l’impression que je vais avoir du mal à imposer mon autorité.

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* Officer In Charge… pfff, je sais plus comment qu’on dit en français, désolée.